Algérie/Turquie : Les détails de la rencontre entre Tebboune et Cavusoglu

Algérie – Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu a révélé les détails de sa rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Le ministre turc des affaires étrangères a déclaré que la Turquie avait l’intention de pousser davantage « le niveau de coopération et de partenariats stratégiques avec l’Algérie »; peut-on lire dans des tweets publiés sur son compte Twitter

En effet, Mevlut Cavusoglu a affirmé que les investissements turcs en Algérie se classaient au premier rang avec une valeur estimée à pas moins de « 3.5 milliards de dollars ». Il s’en était d’ailleurs réjouit en annonçant que « ce chiffre augmentera dans les années à venir » notamment grâce aux accords de coopération bilatérale entre les deux pays.

Le ministre turc Cavusoglu a en outre rappelé « les liens historiques entre la Turquie et l’Algérie »; tout en s’engageant à développer « la coopération avec l’Algérie dans divers domaines, notamment celui de la culture et du tourisme »; peut-on également lire.

Le « dossier Libyen » au cœur de la réunion

Le dossier inévitable de la crise en Libye a été tout naturellement abordé. À cet effet, Mevlut Cavusoglu a déclaré, dans un échange avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, que « la Turquie coopérerait avec l’Algérie sur la base d’intérêts communs, sur les questions régionales, en particulier la crise libyenne ».

Il est utile de souligner que la visite de Cavusoglu a coïncidé avec celle du premier ministre libyen du gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez el-Serraj. Ce dernier s’était déplacé en Algérie, le lundi 06 janvier, afin de s’entretenir en tête à tête avec Tebboune. Les deux hommes d’Etat ont échangé sur une éventuelle solution politique à la crise libyenne en vue de mettre un terme à l’escalade militaire dans le pays.

Rappelons en outre que le Parlement turc a validé, le 02 janvier dernier; la motion autorisant l’envoi de troupes turques en Libye; en vue de soutenir le gouvernement de Fayez Al-Sarraj (GNA), face à l’offensive des milices du maréchal Khalifa Haftar; commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL).

Contrairement à la Turquie, l’Algérie, qui partage une frontière 982 kilomètres avec la Libye, a annoncé clairement sa position vis-à-vis de la question Libyenne. En effet, Alger défend l’idée d’un « dialogue inclusif » et dénonce « toute tentative d’ingérence étrangère, quelle qu’elle soit, en Libye. »

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