Algérie : La rencontre de Tebboune avec les médias en bref

Algérie – Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a rencontré ce 12 juin 2020 des représentants des médias nationaux. L’entrevue a été transmise hier soir sur la télévision publique (ENTV). L’homme à la tête de l’État algérien s’est prononcé sur les grands axes de l’Actualité.

Commençons l’exposition des grandes lignes de l’entretien qui s’est déroulé ce vendredi au Palais d’El Mouradia; par le déconfinement en Algérie. Ce dernier n’en est qu’à ses « balbutiements ». Ainsi, « avant de penser à ouvrir, on doit d’abord commencer par évaluer cette première phase de déconfinement partiel, décidée la semaine dernière »; a expliqué le président au sujet du plan de levée de confinement dans notre pays.

Le président a notamment indiqué que le Comité scientifique du suivi du Coronavirus en Algérie est la seule référence recevable là-dessus. Selon l’orateur, le Comité se réunira aujourd’hui à la Présidence de la République pour décider de la suite des choses. Ceci en matière de politique de déconfinement. Cette politique a été enclenchée le 7 juin dernier. Sa deuxième phase est prévue pour demain 14 juin.

L’Algérie, le seul pays africain qui teste ses morts au Coronavirus

Tebboune a rappelé que « le déconfinement total signifie la réouverture des frontières et la reprise des liaisons aériennes » extérieures. « Si je dois ouvrir » celles-ci, les avions iront dans des pays qui comptent » entre « 400.000 » et « 500.000 cas positifs et de nombreux décès »; a clarifié le chef de l’État. « Donc, soyons prudents », a-t-il prévenu.

« Notre système de santé est le meilleur au Maghreb et en Afrique », a déclaré le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune. Il a poursuivi en soulignant qu’en Algérie, le dépistage porte également sur des morts testés au Coronavirus. Telle chose n’existe nulle part ailleurs sur le Continent africain.

La révision de la Constitution algérienne

  1. La séparation des pouvoirs sera inscrite dans la constitution finale. Nous devons sortir du système présidentiel » pur et dur dans le cadre de « la Constitution en phase d’élaboration ». « J’ai accordé de nombreuses prérogatives au Premier ministre avant même de réviser la constitution » et « je n’ai rien à prouver » à ce niveau.

Ceux qui contestent Ahmed Laraba, président du Comité d’experts chargé de formuler des propositions; pour la révision constitutionnelle, ne le « connaissent pas ». «L’expertise de « ce fils de chahid a été sollicitée à maintes fois par les Nations Unies ». Tebboune a « donc une grande confiance en lui ». 

« Le débat sur la nouvelle Constitution se fait à différents niveaux et l’attention qu’il attire est une bonne chance », a noté l’intervenant. Et d’ajouter : « Nous ne soumettrons la Constitution à l’opinion publique qu’après avoir maîtrisé l’épidémie ».

Les propositions seront entièrement rassemblées « d’ici la fin du mois de juin ». Le chef de l’État « pense que nous ne devrions pas lier des questions fatidiques telles que la Constitution à un calendrier ». Cela prendra le temps qu’il faudra, peut-on saisir des propos évoqués.

Révision de la Constitution : Intervention de l’ANP en dehors des frontières de l’Algérie

« Notre armée a dépassé les frontières sous la bannière des Nations Unies et avec l’unanimité des pays arabes environ 6 ou 7 fois ». Cette fois, nous voulions que notre armée pacifique émerge dans des conditions transparentes et démocratiques. L’Armée nationale populaire (ANP) participera alors à des opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU et du droit international; en respect de la loi fondamentale du pays.

Nos forces armées « n’ont pas participé et ne participeront pas à l’agression, car notre peuple est pacifique et notre armée » l’est aussi. « Je regrette que le débat » sur cette question « n’ait pas été considéré comme un pas vers la démocratie » et la souveraineté populaire. « L’armée ne sera pas amenée par le président ou le chef de l’état-major, mais par le peuple ». Deux tiers de l’Assemblée national (APN) seront requis pour légitimer l’intervention.

La hausse des prix du carburant est à peine perceptible, selon Tebboune

« Les augmentations de carburant sont négligeables par rapport aux augmentations du salaire minimum garanti et aux effets de l’augmentation de l’impôt sur le revenu » ; a assuré le Premier magistrat du pays. « Quiconque augmentera les prix du transport rendra des comptes par rapport à cette augmentation »; a-t-il mis en garde.

Certaines protestations réclament des services immédiats impossibles à mettre en œuvre tout de suite »; a souligné Abdelmadjid Tebboune. « Leur réalisation nécessite jusqu’à une année complète », a-t-il ajouté. « Si le développement était une tâche facile, nous serions bien meilleurs aujourd’hui que beaucoup de pays dans le monde ».

Les entreprises privées impactées par les mesures du confinement sanitaire seront aidée par l’État. Mais à la seule condition que l’impact soit dévoilé par une enquête des inspecteurs du Ministère des Finances. Une amnistie fiscale annuelle à l’adresse d’entreprise; dont l’impact du confinement sur elle est non-significatif, est entièrement exclue.

L’Algérie et les puissances étrangères

« L’Algérie et la France sont deux grandes nations, l’une en Afrique et l’autre en Europe »; a affirmé le président Tebboune. « Je n’ai aucun problème avec le président français Emmanuel Macron, notre entente est presque parfaite »; a-t-il confié avec assurance. N’empêche que des groupes d’influence (lobbies) jouent au trouble-fête, a regretté le président.

L’Algérie est aussi en bons termes avec les États-Unis, a fait remarquer l’interlocuteur des médias nationaux. Un autre géant de la scène internationale, l’Allemagne en l’occurrence, est un pays avec qui le nôtre possède de bonnes relations. Tebboune a même rappelé le soutien des allemands pour l’Algérie pendant la guerre de libération. 

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