Algérie : la réduction des subventions (pain, lait et huile) bloquée par l’informel ?

Algérie – Le gouvernement algérien a décidé de mettre en place un processus de révision des subventions sur le pain, le lait et l’huile, sauf que sa réalisation reste bloquée à cause du marché informel.

Bien qu’il soit important de revoir les subventions apportées à certains produits en Algérie, comme le pain, le lait et l’huile, d’autant plus que les autorités compétentes ont déjà annoncé un remaniement dans ce secteur, sauf que sa mise en œuvre semble assez complexe, notamment à cause de l’étendue du marché informel. C’est ce qu’a rapporté Liberté, ce mardi 29 juin 2021.

En effet, le directeur des systèmes informatiques au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Mahfoudi Redouane, s’est déjà prononcé à ce sujet sur les ondes de la Radio nationale. Il a, de ce fait, précisé qu’un état global des revenus des citoyens a été mis en place. Cela, dans le but d’identifier et de classer les salariés. Ceux qui sont le plus dans le besoin dans la distribution des aides et des subventions de l’État.

Il est à noter que la LFC 2021 a déjà consacré un budget de 50 milliards de dinars à ce volet. Il s’agit d’un montant destiné à subvenir aux besoins des ménages. Et ce, à travers cette révision des subventions censée se concrétiser au cours du deuxième semestre de cette année.

Dans le même contexte, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est revenu sur le dossier des subventions. Il a notamment indiqué qu’il allait déclencher une concertation nationale sur les aides accordées par l’État. Il a même fait part de sa volonté d’impliquer les syndicats, les élus et les collectivités locales.

« La révision du système des subventions s’avère complexe en Algérie » , selon un expert

En outre, le besoin existe réellement. Sauf que sa mise en œuvre serait beaucoup plus complexe que ça en a l’air. Brahim Guendouzi, qui est professeur d’économie, estime qu’il est déjà difficile d’identifier les citoyens les plus nécessiteux. Cela, à cause de l’ampleur du marché informel en Algérie.

D’autant plus que selon lui le vrai problème serait déjà de connaître « par où commencer ? ». De plus, il a ajouté que « la partie visible de l’iceberg (l’économie formelle) peut être appréhendée au travers de fichiers avec des statistiques disponibles même si parfois elles manquent de fiabilité ».

Cependant, il a précisé qu’il « existe une partie de l’iceberg (l’économie informelle) non visible, mais représentative d’une activité économique intense, des revenus, des disponibilités monétaires, etc ». Par conséquent, il a estimé que le processus nécessite un travail de longue haleine. Mais aussi, un remaniement dans l’organisation de l’économie nationale.

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