Algérie : Récession sans précédent sur le marché national de l’automobile

Algérie – La crise sanitaire du coronavirus et le retardement de l’entrée en vigueur de l’importation en Algérie des véhicules neufs; font que le marché automobile national tourne au ralenti. Un professionnel dans le secteur explique.

L’ancien président de l’Association des concessionnaires automobiles multi marques (ACAM), s’est prononcé. Il a indiqué que le marché automobile connait actuellement en Algérie la plus grande récession. Il n’y a ni achat ni vente, a-t-il précisé. La situation s’est aggravée avec le report jusqu’à la fin de l’année de la publication des lois en vigueur pour importer des voitures; ainsi que par la crise sanitaire.

Youcef Nebbache a en effet abordé la récession qui frappe le marché automobile en Algérie. Il a alors révélé hier lundi au quotidien algérien El Bilad qu’il avait élaboré une correspondance officielle. Il la présenterait le jour même au ministre de l’Industrie. C’est pour inviter ce dernier à ouvrir la porte au dialogue avec les concessionnaires. Le but étant de les impliquer dans la préparation du cahier des charges. Celui-ci réglementera l’importation et la vente de voitures. L’intervenant a souligné qu’il a déjà contacté Ferhat Ait Ali Braham, mais en vain.

L’orateur a déclaré avoir demandé au ministère de l’Industrie d’inclure les concessionnaires dans le cahier des charges. D’autant plus qu’ils sont conscients de ce qui se trouve sur le marché. Ils connaissent également les besoins des citoyens en matière de voitures. Il a poursuivi en notant que beaucoup d’entre eux ont été marginalisés dans les anciennes politiques. Toutes ces pratiques doivent être supprimées lors de la construction de la nouvelle Algérie; a-t-il clamé. 

Marché automobile en Algérie : Contourner la récession dans l’attente d’une véritable industrie

Selon l’ex-président de l’ACAM, le nombre de concessionnaires en 2015 équivalait à un nombre de 150. Aujourd’hui il ne dépasse pas quelques dizaines. Il n’existe pas de chiffres précis sur le nombre d’agences en 2020, a-t-il ajouté en revanche.

La nouvelle liste, qui sera soumise au cahier des charges organisant l’activité, comportera de nouveaux noms. Elle ne sera pas limitée à ceux qui étaient actifs auparavant. Les citoyens attendent une lueur d’espoir de voir la situation du marché se débloquer. En particulier face au retour à l’importation de véhicules neufs. Cette dernière viendra en parallèle des voitures d’occasion.  

Ceci après que la Loi de finances initiale (LFC 2020) l’ait permis. Tout cela pour répondre aux besoins du marché jusqu’au démarrage des nouvelles usines pour une réelle production automobile. Le gouvernement travaille sur la préparation d’une nouvelle stratégie visant à mettre en place une véritable industrie automobile en Algérie. Mais les résultats de cette stratégie n’apparaîtront qu’après environ trois ans.

Il est donc nécessaire d’approvisionner le marché en attendant. La demande dépasse 400.000 voitures. Le parc national automobile s’est par conséquent vu submergé par les vieilles voitures, a rappelé Nebbache. De cette réalité résulte, d’après les mêmes propos, des accidents de la circulation; ainsi que la pollution de l’environnement.

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