Automobile

Algérie : Rebrab salue le retour de l’importation de voitures neuves

3
algérie importation voitures neuves
S'abonner :

Algérie – Le vice-président du complexe Cevital et chef de son pôle automobile, Omar Rebrab, considère de bon œil la décision, du gouvernement algérien, de permettre au concessionnaires nationaux de reprendre l’importation des voitures neuves, et soutient par la même occasion, l’annulation du système préférentiel d’importation SKD et CKD.

En effet, le deuxième homme de Cevital après son père Issad Rebrab, Omar en l’occurrence, a salué la décision gouvernementale; annoncée ce dimanche 10 mai, autorisant les concessionnaires à importer les voitures neuves; et supprimant le système préférentiel d’importation de pièces détachées SKD et CKD, pour le montage de véhicules dans notre pays; rapporte le quotidien algérien El Bilad dans son édition du 12 mai.

Omar Rebrab a déclaré qu’aujourd’hui, il faudrait attendre les conditions que fixera le ministère de l’Industrie et des Mines; exigeant dans ce contexte que le gouvernement accorde les marques commerciales à leurs véritables propriétaires qui les importaient déjà auparavant. « Nous avons beaucoup investi depuis de nombreuses années. »; a-t-il rappelé pour prévenir des méfaits de l’attribution des marques de voitures à importer en excluant leurs anciens détenteurs.

Il convient de rappeler que les droits de douanes et autres taxes à payer; imposés aux concessionnaires ré-autorisés par le gouvernement à importer les voitures neuves; doubleraient les prix des véhicules sur le marché national; selon l’avis d’une multitude de spécialistes du domaine économique.

Quid des véhicules autres que touristiques ?

Il est utile de souligner que Hyundai Motor Algérie a annoncé en janvier dernier la reprise de son activité dans notre pays et le début du service après-vente et de distribution des pièces détachées. Dans ce contexte, Omar Rebrab, qui représente l’entreprise coréenne en Algérie, a déclaré à l’époque que le plan d’action serait progressivement dévoilé.

En revanche, l’interlocuteur du journal arabophone s’est demandé « si la décision du gouvernement ne concernait que les véhicules touristiques »; alors dans ce cas-là, quel est le sort qui sera réservé aux bus et aux camions » ? Le ministère de l’Industrie répondra là-dessus; estime-t-il par ailleurs.

Le montage automobile en Algérie : une « fausse industrie »

D’autre part, le lancement d’usines de montage automobile en Algérie est qualifié, par l’orateur du titre de la presse écrite; de fausse politique de fabrication ayant coûté beaucoup au Trésor public, et à laquelle le Complexe a refusé de prendre part depuis le début déjà; car il aspire à ce qui est carrément contraire à cela, à savoir une réelle industrie.

L’actuel ministre de l’industrie Ferhat Aït Ali a lui-même dénoncé cette activité présentée au départ comme une perspective d’avenir valable pour relancer la fabrication des voitures en Algérie. Avant beaucoup d’autres hauts fonctionnaires; Ait Ali s’est prononcé sur l’affaire qu’il a décrite en employant le mot « arnaque » afin de signifier à quel point cela était grave.

Les experts évoquent dans ce sillage 50 milliards de dollars qui se sont complètement évaporés suite à la politique menée par l’un des prédécesseurs de Ferhat Ait Ali; c’est-à-dire l’ex-ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb. Celui-ci est poursuivi par la justice algérienne pour des faits liés à corruption. Présentement, l’homme se trouve en cavale à l’extérieur du pays.

Article recommandé :  Algérie : L’importation des voitures neuves autorisée sans quotas

Vols Algérie/Espagne : Iberia ouvre les réservations pour juillet 2020

Article précédent

Algérie : Baisse du prix de l’immobilier, le marché dans le flou en 2020

Article suivant

Lire aussi

S’abonner
Notifier de
guest
3 Commentaires
Anciens
Récents Les + votés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
KHEROUFI

l’Algérie devrait mettre en œuvre le projet de fabrication de la voiture algérienne que se soit par le secteur étatique ou celui privé car notre pays est digne d’avoir ça propre industrie automobile, cette industrie qui est devenu de nos jours classique et à la portée de plusieurs pays.

Izou

Quand on approuve, c’est que ça nous profite. Il appartient aux compétences nationales de nous éclairer sur ce point nous citoyens lambdas ! Importer des voitures neuves, est est-ce rentable pour le pays ? A quand une vraie industrie automobile ? Nous restons à l’écoute….

Mellah hocine

L’industrie automobile reste un investissement très très lourd eu égard à la rentabilité. La fabrication de moteurs par exemple,, donc son intégration , nécessite la commercialisation de plus de 1 Million de voitures par an pour que le projet soit rentable.. Dans le cas de l’Algérie , dans l’immédiat il n’est pas possible d’opérer une fabrication de véhicules, car le marché est très limité. Nos gouvernants pouvaient exiger une intégration partielle , comme la carosserie, à tous ces concessionnaires qui faisaient le montage au lieu d’aller directement à la fermeture, puisque les ateliers et les moyens humains existent . Mais… Lire la suite »