Algérie : Le quota d’importation des voitures est-il insuffisant ?

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Algérie – Le ministre de l’Industrie et des mines, Ferhat Aït Ali Braham a révélé hier, 10 janvier, le plafond du montant de l’importation des voitures dans le pays. Ce quota est-il déficient pour baisser les prix ?   

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En effet, lors de son passage à la Radio nationale Chaîne 1 ce dimanche, 10 janvier, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali a déclaré que le gouvernement ré-autorise l’importation des voitures neuves en Algérie. Il a également indiqué la limite du quota par an, rapporte le quotidien spécialisé AutoBip.

Si l’on se base sur les déclarations du ministre, l’importation des voitures neuves en Algérie va se limiter à 2 milliards de dollars au grand maximum. Pour rappel, ce quota fait partie des conditions fixées dans le cahier des charges relatif à l’exercice de l’activité des concessionnaires dans le pays.

Il n’en est pas moins vrai que le montant peut sembler extrême pour certains. Toutefois, le premier responsable du secteur industriel affirme le contraire. Ferhat Aït Ali a en effet expliqué que si l’on compare ce quota de 2 milliards de dollars à ceux des années précédentes, l’actuel se révèle réellement médian.

Dans le détail, l’intervenant a rappelé qu’en 2013 et 2014, le pays a atteint un pic historique. Les importations des véhicules touristiques et des camions avaient atteint les 7 millions de dollars. Et ce, pour 568 610 véhicules, souligne en effet le ministre de l’Industrie. 

Cette facture d’importation de 2 milliards de dollars est-elle suffisante? 

Selon les experts, ce plafonnement de 2 milliards de dollars semble insuffisant pour combler le déficit. Car il entraînera une importante augmentation des dépenses des concessionnaires. Un autre élément crucial à prendre en considération. Il concerne les exigences du cahier des charges. Ces quelques conditions conduisent la possibilité d’importer quelques marques de voitures à petits prix dont pourraient bénéficier la classe moyenne du pays. 

En outre, dans le cas où le ministère de l’Industrie atteint les 2 milliards de dollars, les concessionnaires importeront plus de 120.000 automobiles. Cette somme reste cependant loin de la demande du marché. Cette dernière est évaluée à 500 000 véhicules. 

Comme déjà indiqué auparavant, l’importation concerne les véhicules touristiques et utilitaires nécessaires pour les commerçants et les entreprises. Les voitures haut de gamme sont également comptées. Ce plan qui devra, apparemment, prendre encore du temps vise à relancer le marché automobile national qui est en crise depuis le début de 2020.  

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