Algérie : le prix des voitures d’occasion en hausse (vidéo)

Algérie – Torpillé par une crise sanitaire sans précédant ainsi que le gel de l’importation des voitures de moins de trois ans, dites d’occasion, qui a longuement duré, le marché automobile et son prix continuent de subir les lourdes conséquences. Plus de détails, ce 03 juillet 2021.

Depuis plusieurs mois, la tendance des prix des voitures d’occasion en Algérie est à la hausse. Elle se poursuit toujours et est peut-être encore loin de connaître un épilogue avec l’importation des voitures neuves qui tarde à se concrétiser. Conséquence directe, l’heure au marché automobile algérien est à la stagnation.

En effet, ces lieux de vente des véhicules de seconde main peinent à redémarrer ou du moins retrouver leur forme d’avant. Pour en savoir plus, la chaîne télévisée algérienne, El Djazairia One, a décidé de rendre visite, hier, au marché automobile de la wilaya de Biskra.

Le média arabophone a récolté les avis des acheteurs et vendeurs qui y étaient. Nul besoin de préciser, qu’il est difficile de s’y retrouver dans un marché qui regorge de vendeurs et d’acquéreurs qui viennent des quatre coins du pays.

Surtout lorsqu’on n’est pas féru de mécanique, ou encore plus nécessaire aujourd’hui, un bon négociateur. Les acheteurs qui attendent depuis plus d’une année l’ouverture de ces lieux de vente pour se procurer une voiture qui convient à leur petit budget, demeurent toujours attentistes.

Marché automobile en Algérie : les citoyens se plaignent de la cherté des voitures d’occasion

Entre la multitude d’offres disponibles, les marques et les couleurs, ce qui inquiète les citoyens avant de conclure les ventes est le porte-monnaie. Les quelques liasses aux creux de ce dernier ne suffisent plus à passer à l’acte. C’est ce que pense d’ailleurs un acheteur au marché automobile de la wilaya de Biskra. 

Les « prix des voitures ne sont pas à la portée de tous. La petite voiture de 70 ou 80 millions de centimes se vend actuellement à plus de 100 millions de centimes. L’acquisition d’une voiture est devenue un rêve, tout à fait comme l’achat d’un appartement. Le citoyen lambda n’arrive plus à se procurer un véhicule », dit-il l’air déçu. 

Un autre acheteur, interrogé par le même média, est du même avis que ce dernier. Dans le « sud, les acheteurs optent majoritairement pour les marques Accent, Atos et Hyundai i10. Toutes ces voitures sont chères. Leurs prix frôlent et dépassent, dans certains cas, les 160 millions de centimes ». 

« L’argent aux creux des poches, ils viennent pour acheter, mais le marché automobile algérien est en pleine période d’hibernation. Une QQ datant de 2013 se vend à un prix imaginaire », pense un autre. Si les acheteurs essaient de négocier pour ne pas revenir les mains vides, les vendeurs refusent, de leur côté, de céder.  

Il « y a ceux qui m’ont proposé 62 millions de centimes dans ce marché. À Bou Saâda, ils voulaient que je leur vende ma voiture à 67 et 71 millions de centimes. Néanmoins, dans le cas où je la vends, je ne pourrais pas me doter d’une autre », indique un vendeur. 

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes