Algérie : « Exporter Rechta et Berkoukes pour faire entrer des devises », Nasri propose

Algérie – Le président de l’association des exportateurs algériens (ANEXAL), Ali Bey Nasri estime que notre pays pourrait exporter des produits du terroir à l’exemple de Rechta, Berkoukes, Frik ou encore Dioul, vers les marchés internationaux pour faire entrer des devises.

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Moelleuses et fraîches, les dattes algériennes cartonnent à l’étranger depuis plusieurs années. Si l’on se fie à la déclaration du président de l’association des exportateurs algériens, la datte est loin d’être le seul produit qui a le don de conquérir les cœurs et les marchés à l’étranger. Ali Bey Nasri estime que l’Algérie pourrait, de même, exporter la Rechta, le Berkoukes et plein d’autres produits du terroir pour faire entrer des devises. 

C’est en effet ce qu’il a indiqué lors de son passage sur le plateau de Beur TV ce mercredi 03 mars 2021. En préambule, et avant d’entrer dans le vif du sujet, le président de l’ANEXAL a tenu à mettre le potentiel que dispose le pays. L’Algérie possède un « poids économique et un autre politique », souligne-t-il d’emblée. 

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Ceux-ci pourront, selon lui, permettre au pays d’exporter ses produits en masse. Un peu plus loin, Ali Bey Nasri a fait savoir que « nous avons une surcapacité » dans la production des pâtes. « Pourquoi donc ne pas l’utiliser pour ramener de la devise ? », s’interroge-t-il. 

En termes plus clairs, l’expert indique que le pays pourrait tirer profit de sa propre surcapacité. Et ce, en exportant ce qui reste. Le président de l’ANEXAL a poursuivi ses dires afin d’éclaircir sa vision des choses. Ne pas exporter est synonyme de « refuser la devise », signale-t-il ensuite. 

Rechta, Berkoukes et autres : L’international comme un nouveau terroir pour l’export ? 

Ayant déjà augmenté ses exportations l’année passée, l’Algérie pourrait, aux yeux de Nasri, renforcer sa position sur les marchés internationaux où la concurrence abonde. Et ce, en optant, tout simplement, pour les produits du terroir.

Ceux-ci sont, du point de vue du locuteur, peu valorisés dans le pays. Il est donc, d’après lui, grand temps de les mettre en valeur au profit du pays. « Les produits du terroir sont généralement fabriqués par des artisans », explique-t-il. « Même si la valeur ajoutée est de 20% ou de 10%, ce sont des millions de plus », ajoute-t-il. 

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« Pourquoi donc ne pas exporter le frik, Dioul (feuilles de brick), la Rechta et le Berkoukes ? », s’interroge-t-il une nouvelle fois. Afin de renforcer son argumentaire, Nasri a tenu à mettre la lumière sur une conséquence salutaire de l’exportation de ces produits.

À en juger ses propos, cette dernière pourrait stériliser ou du moins absorber le chômage dans le pays. « Nous pourrions créer plusieurs postes d’emploi ainsi », assure-t-il. Le pays en « perdra » plusieurs tant qu’il décide de ne pas exporter. « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières », conclut le président de l’ANEXAL. 

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