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Algérie : Pétition pour rouvrir les plages, Club des Pins et Moretti, au public

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algérie club pins moretti
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Algérie – Une pétition, intitulée « Appel aux autorités pour la réouverture des plages de la capitale (Club des Pins et Moretti) qui continuent à être arbitrairement interdites à la population depuis des décennies » en Algérie, est lancée. C’est le professeur Mohamed Hennad, enseignant en sciences politiques à l’université d’Alger, qui est derrière cette initiative citoyenne.

En parallèle de l’annonce faite par le gouvernement quant à la réouverture progressive des plages à Alger, le politologue Mohamed Hennad a lancé via le web une pétition, sous forme bilingue (arabe et français). L’objet du texte revendicatif soumis à la signature en ligne des citoyens algériens porte sur les plages, Club des pins et Moretti, fermées au public en Algérie, depuis l’époque de la décennie noire. Le quotidien national, El Watan, a repéré le document aujourd’hui.

Dimanche dernier, 9 du mois d’août courant, est parue la pétition réclamant l’autorisation des Algériens ; à accéder de nouveau aux deux stations balnéaires ; situées dans la banlieue oust de la capitale. Plus précisément, au niveau de la commune de Staoueli. L’auteur de la pétition, Pr Hennad, a rédigé ces lignes : « Les autorités algériennes ont annoncé la réouverture des plages ; à compter de samedi prochain. C’est une très bonne nouvelle pour une population qui suffoque ; et qui risque de perdre son équilibre psychologique ».

Le même rédacteur poursuit donc : « Cependant, est-il possible pour la jeunesse de la capitale ; et de ses environs de se sentir intéressée par cette annonce ; si les plages de Club des Pins et de Moretti continuent de leur être interdites ? ». Par la suite, il stipule que « nous, les signataires de cette pétition, demandons instamment aux autorités algériennes ; de rouvrir lesdites plages au grand public ».

Réouverture des deux plages : Elle symbolisera un nouveau départ pour l’Algérie, estime Hennad 

Pour l’enseignant universitaire, la réouverture de ces plages sera une action à mener en gage de bonne volonté. Elle sera un véritable examen, selon lui. Il explique donc que « cette mesure sera un test sérieux pour la construction ; de la confiance entre les autorités du pays ; et la population dans la perspective d’une ère nouvelle ». Dans le cas contraire, la « fracture » qui sépare les deux ne ferait que s’élargir.

Un geste pareil est indispensable. Sinon, souligne Hennad, « le fossé entre les deux parties continuera de se creuser ». Ce sera le cas « au point où le simple citoyen finira par réaliser ; que le loup est, en fin de compte, toujours dans la bergerie ». Cela lui semblera évident « même en prenant l’apparence de l’agneau ; pendant qu’il s’attelle à reprendre » son pouvoir d’agir. Par conséquent, et selon les mêmes considérations, la décision de lever les restrictions d’accès au Club des Pins et à Moretti ne pourrait être porteuse que d’éléments positifs. À l’instar de la confiance.

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1 Commenter

  1. A l’instar des autres secteurs privatisés par …. des portions de terre de cette Algérie sont interdites d’accès au citoyen Algérien . Que dire de ces pratiques ,sinon c’est une forme de hoggra de la part de la ” camorra ” algérienne qui s’octroient des privilèges exorbitants , sans que ces lois les condamnant ne puissent les punir. Mais qui applique les lois ? Entre la séparation des pouvoirs et la régence des institutions il n’y a qu’un filet de trait entre le noir et le blanc.
    Bravo professeur Hanned pour cette initiative initiatrice d’une citoyenneté.

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