Algérie : Le MSP veut instaurer la Charia et « criminaliser » le français

Algérie – Le Mouvement de la société pour la paix (MSP ou Hims) n’est pas allé par quatre chemins. La langue de Voltaire « révulse » apparemment la formation dirigée par Abderrazak Makri. Cela à tel point qu’il veut carrément faire de son usage institutionnel « un crime » que la loi devrait punir.

Dans le cadre de la révision de la Constitution, le MSP a proposé  ce mardi 19 mai de « criminaliser » l’emploi du français au niveau des institutions. Les documents officiels sont notamment concernés par la « criminalisation » proposée. La rédaction de ces derniers en langue française devrait en effet cesser définitivement. C’est du moins ce que désire le parti politique d’obédience islamiste.

Le communiqué du Mouvement légué par le défunt Mahfoud Nahnah a poursuit son exposé linguistique. La nouvelle loi fondamentale devrait d’après lui se concentrer sur la langue arabe au lieu du français. Il propose ainsi sa généralisation compte tenu de son rang de langue nationale et officielle. Cela devrait se faire au sein des institutions et sur les documents officiels.

La langue qualifiée de « butin de guerre » par Kateb Yacine est donc objet de « répugnance » pour le Hims. Son président l’associe au courant laïc qu’il n’hésite pas à « fustiger » à chaque occasion. Tout comme la dernière fois en début de mars de l’année en cours. Selon lui, les tenants de la laïcité en Algérie sont des agents à la solde de la France. Ils travaillent même pour « les cercles obscurs » de la franc-maçonnerie.

Tamazight, la Charia et le 1er Novembre : Le point de vue du MSP

En février déjà, Makri a abordé la question sous le même « angle de tir ». Les éléments se revendiquant du « progressisme » et de « l’idéologie laïque » ont infiltré les sphères du pouvoir. C’est là le discours tenu par le numéro 1 du Mouvement de la société pour la paix. L’Etat Algérien subit leur « l’assaut » depuis plusieurs années, peut-on saisir de ses propos.

Aucun commentaire par contre sur le statut à accorder à Tamazight. Le MSP se contente de proposer une inscription sur la Constitution dressant le lien entre elle et l’arabe. « Deux sœurs qui ont un prolongement historique commun »; suggère-t-il comme mention sur la loi fondamentale. Au sujet de « l’insertion de Tamazight comme disposition » impossible à réviser, le parti ne se prononce pas. 

Le MSP propose également la consécration de la Charia comme principale source législative. Elle devrait, suggère le parti, constituer le fondement de la législation dans notre pays. La référence à la Proclamation de Novembre 54 devrait en outre être élevée aux articles exemptés de révision. Enfin, il est attendu que les suggestions du Hims participent vivement aux débats sur la révision de la Constitution. 

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