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samedi, 13 avril 2024
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Algérie : Vers l’ouverture des bureaux de change et de devises ?

Publié le

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Algérie – La Banque d’Algérie a institué un marché interbancaire des changes, selon un texte publié sur le dernier numéro du Journal Officiel.

En effet, la Banque d’Algérie a établi un système concernant les opérations de change en devises fortes, où les banques et les établissements financiers (non bancaires) sont autorisés à intervenir selon un règlement fixé par l’instruction de la BA, atteste le règlement n° 20-04 du Journal Officiel n° 16, signé et approuvé par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Aymen Benabderrahmane, le 15 mars 2020.

Le texte explique que le marché des changes interbancaire est un marché entre les banques et les institutions financières (intermédiaires agréés), incluant toutes les opérations de change en espèces, soit en monnaie nationale ou en devises étrangères. Ces intermédiaires peuvent effectuer des opérations de change avec des banques non résidentes, ou réaliser des opérations de trésorerie en devises fortes entre eux, pour leur propre compte ou pour le compte de leurs clients.

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De plus, les intermédiaires accrédités sont autorisés à utiliser leur propre trésorerie en devises, tout en respectant les règles de gestion que celles déterminant la trésorerie en dinar, ainsi ils peuvent accorder des prêts en devises à leur clientèle et collecter leurs dépôts.

Selon le règlement n°20-04, la BA met à disposition des agents agréés des ressources en devises destinées à couvrir les engagements envers l’extérieur, acquis pour leur propre compte ou celui de leurs clients. Ces ressources assurent la liquidité du marché des changes.

Il est utile de souligner que le texte indique que les cours de change et les taux d’intérêt appliqués aux opérations de change et aux opérations de trésorerie sont librement négociées par les agents de change. Néanmoins, si l’intermédiaire agréé conclut une opération où la BA représente la contrepartie, le cours facturé au client ne doit absolument pas dépasser le cours moyen payé par l’intervenant accrédité lors de l’achat de chaque devise, soit (1‰).

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Dans le cadre des opérations de couverture de risque de change des devises contre le dinar, les agents accrédités sont autorisés à opérer, pour leur propre compte ou pour le compte de leur clientèle. Ils peuvent également effectuer entre eux les opérations liées aux opérations de change à terme, les options de change de type européen, les contrats de swap et les achats en devises au comptant livrables à terme. Ces derniers sont exclusivement destinés à la clientèle disposant de sa propre trésorerie en dinar, où il est possible de conclure directement avec les réserves de change de la Banque d’Algérie.

Pourquoi l’ouverture des bureaux de change tarde-t-elle ?

Bien que la loi autorisant l’ouverture des bureaux de change existe, l’hésitation freine le processus, ce qui nourrit fortement l’amplification du marché informel des devises (marché noir) en Algérie, malgré les efforts de la Banque d’Algérie qui œuvre depuis plus de deux décennies à introduire l’idée des bureaux de changes afin de minimiser l’impact du marché noir sur les liquidités du Trésor Public.

Selon l’ex-Gouverneur par intérim de la BA, Ammar Hiouani, l’hésitation des investisseurs est le premier obstacle freinant le processus d’ouverture des bureaux de change. En octobre 2019, ce dernier avait indiqué, que « jusqu’alors la BA n’avait reçu aucune de demande de la part des opérateurs concernant l’ouverture de bureaux de change ». Mohamed Laksaci, ancien gouverneur de la BA, avait pour sa part, accusé en 2016 le faible taux de rémunération (1%) offert aux bureaux de changes et fixé depuis 1997, contribuant amplement à l’hésitation des investisseurs. 

Pour sa part, Noureddine Ismaïl, ancien président de la Cosob, avait estimé que tant que les intermédiaires ne sont pas autorisés à vendre de la devise aux citoyens résidents en Algérie, cela les fera hésiter encore, car selon l’article 12 de l’instruction en question « les bureaux de change ne sont autorisés à acheter et à vendre les billets de banque et les chèques de voyage libellés en monnaies étrangères librement convertibles qu’auprès de non-résidents ».

Ce qui est contradictoire avec l’article 13, qui stipule que « les bureaux de change peuvent toutefois acheter tout montant en devises auprès des personnes physiques résidentes en Algérie ».

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