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jeudi, 11 avril 2024
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Algérie : Le fils d’Issad Rebrab témoigne devant le juge

Publié le

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Le fils du patron de Cevital, Omar Rebrab a été autorisé à témoigner devant le juge en tant que partie civile.

En effet, le juge du tribunal de Sidi Mhamed a autorisé ce samedi 07 décembre, Omar Rabrab, fils de l’homme d’affaires et première fortune industrielle d’Algérie Issad Rabrab, à témoigner; en tant que partie civile dans l’affaire du montage automobile.

Omar Rebrab a tout d’abord expliqué comment les autorités algériennes avaient saboté ses partenariats fructueux avec des investisseurs étrangers; notamment les Coréens. “Je suis entré dans le monde de l’automobile en 1997. Nos investissements étaient gelés dans tous les secteurs. Nous voulions investir dans le montage automobile; mais les Coréens m’ont fait savoir que mon affaire était politique.” a-t-il expliqué.

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Rebrab poursuit en dévoilant les avantages accordés par le gouvernement de l’époque à certains hommes d’affaires connus pour leurs accointances avec le système Bouteflika.

« Les Coréens m’ont dit que ma situation devait être réglée d’abord avec les autorités algériennes; car tous nos investissements sont restés gelés en raison de problèmes politiques.” a-t-il affirmé, avant d’ajouter “Nous étions surpris que toutes les marques que je représentais; aient été accordés au final à Arbaoui et à Tahkout.”

Rebrab charge Oulmi et Bouchouareb

Durant son audition, Omar Rebrab a pointé du doigt l’ex-ministre de l’Industrie en fuite et visé par un mandat d’arrêt international; Abdeslam Bouchouareb ainsi que le patron du groupe SOVAC incarcéré à El Harrach, Mourad Oulmi, en dévoilant une affaire de corruption qui lie les deux accusés. “Oulmi a acheté une villa située à Hydra à Bouchouareb; en échange Bouchouareb lui a offert l’autorisation de montage des voitures Volkswagen.” a-t-il déclaré.

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Il explique en outre comment le gouvernement avait “saboté” une de ses usines qui œuvrait dans le secteur automobile. “Les cadres et responsables du ministère de l’Industrie me recevaient, mais en vain. Nous avions une usine qui fabriquait 800 remorque par an; mais elle a été fermée et nous avons enregistré d’énormes pertes.” a-t-il souligné; ajoutant que « son groupe a été marginalisé [du temps de Bouteflika]; et que beaucoup de ses projets ont été bloqués, notamment les projets du secteur automobile ».

L’arnaque du CKD

Omar Rebrab a expliqué par ailleurs que rares sont les marques qui font de la vraie intégration en Algérie.

« Il y a la société SNVI qui fait du CKD et Renault qui fait du SKD. Toutes les autres usines importent des voitures montées qu’elles redémontes pour les monter une nouvelle fois avec de nouveaux pneus, pare-chocs ou quelques pièces; » a-t-il révélé ajoutant que « tout le monde fait du boulonnage en Algérie ».

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