Algérie : les négociations pour la nationalisation de Djezzy engagées

Algérie – Le Fonds national d’investissement est entré en négociations officielles avec l’opérateur néerlandais VEON (anciennement VimpelCom), propriétaire de la société de télécommunication Djezzy. Cela pour l’acquisition de cette dernière et d’en faire une société nationale. On vous en dit davantage dans notre édition du lundi 20 juin 2022.

En effet, les négociations entre le Fonds national d’investissement en Algérie et le propriétaire de la société Djezzy ont commencé il y a plus d’un mois, sans aboutir à un résultat définitif. La rencontre s’est déroulée au siège dudit organisme à Dar El Beïda, à l’est de la capitale. Il s’agit de ce que rapporte le quotidien Ennahar.

Par ailleurs, l’homme d’affaires, Issad Rebrab, directeur général de Cevital, participe aux négociations en tant que détenteur de 3 % des actions de Djezzy. Dans le cas où le résultat final aboutit et que l’Algérie devenait propriétaire de l’établissement en totalité, le nombre d’opérateurs publics spécialisés dans le domaine de la téléphonie mobile passerait à deux. À savoir, Mobilis et Optimum Télécom Algérie (OTA).

Selon les responsables, c’est l’opérateur néerlandais qui a présenté l’offre de vente pour les autorités algériennes. Ces dernières n’ont pas divulgué plus de détails sur ce sujet. À l’exception de ceux relatifs à l’obligation de maintien et préservation de la base de main-d’œuvre.

Contrat de propriété entre l’État algérien et le partenaire néerlandais

Auparavant, l’entreprise de télécommunications néerlandaise a pu résoudre un blocage qui a longtemps duré avec l’État algérien. Et ce, en lui vendant une participation majoritaire dans la plus grande société de télécommunications du pays. L’achat s’est fait pour 2,6 milliards de dollars. En revanche, l’entreprise néerlandaise a conservé le droit de gérer tout en lui permettant de réduire ses dettes.

Il convient de rappeler que cette dernière a racheté en 2010 la société Djezzy de l’homme d’affaires égyptien, Naguib Sawiris, pour un montant de plus de 6 milliards de dollars. Cela dans le but de diversifier ses activités en dehors de la Russie. Où se concentre l’essentiel de son activité.

Cette année-là, l’Algérie a pris des mesures pour nationaliser Djezzy. Ce qui a fait que des réclamations pour arriérés d’impôts émergent. Mais aussi des restrictions sur les importations et les transferts. VEON s’est retrouvée dans l’obligation de céder une participation de 51 % des actions de Djezzy au Fonds national d’investissement algérien.

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