Algérie, Maroc ou Tunisie : L’origine du couscous dévoilée (vidéo)

Maghreb – Alors que la question sur l’origine du couscous a été, pendant plusieurs années, sur toutes les lèvres en Algérie, au Maroc et en Tunisie, elle vient de connaître enfin une réponse. La voici.   

De la semoule roulée à la main est né un plat ancestral aux saveurs berbères. Présent au menu des familles durant les fêtes mais aussi chaque vendredi pour certains, Seksu dope la joie aux maisons. Des légumes de toutes les couleurs, de la Merguez épicée, de la viande et même du poisson grillé, les ingrédients décoratifs et les goûts se multiplient mais l’origine reste un seul. La paternité du couscous a toujours été au cœur des conflits culinaires en Algérie, au Maroc et en Tunisie.     

Pour retracer le périple du couscous, il faut remonter dans la mémoire, faire défiler l’histoire des peuples du Maghreb entier et rassembler à la fin toutes les pièces du puzzle. C’est ce que vient de faire des spécialistes dans le domaine. À l’occasion de l’entrée de ce plat au patrimoine immatériel de l’Unesco, l’émission intitulée Le Moment DZ dans son troisième épisode diffusé ce jeudi 15 janvier, a fait en sorte de collecter les déclarations des experts pour donner une réponse définitive. 

Ce que dit une spécialiste sur le sujet

Avant de commencer son analyse, Fatéma Hal, ethnologue et cheffe d’un restaurant à Paris – France a tenu à souligner qu’« il y a plusieurs couscous ». « Ces femmes qui ont maintenu ces traditions ne sont pas idiotes. Cela puisqu’elles ont non seulement maintenu la tradition mais aussi elles ont créé pas mal de recettes », déclare-t-elle. 

En termes plus clairs, la spécialiste en ethnologie a mis en exergue la diversité et la polychromie de ce plat. Une variété qu’il doit aux femmes qui ont, depuis la nuit des temps, laissé leur empreinte singulière ravivant et réveillant, tous les deux ou trois jours, de nouvelles saveurs du couscous. « Pour créer et renouveler, il faut connaître l’origine », a-t-elle fait savoir. C’est donc là qu’elle frappe au cœur du sujet.

« Ce n’est pas parce qu’on a enlevé l’agneau et qu’on a mis des crevettes qu’on est devenu Dali », signale Fatéma Hal. En évoquant le grand artiste Dali qui possède des tableaux débordés par une vaste imagination, l’ethnologue pointe la création et l’originalité. Ajouter une cerise à la tarte comme touche finale n’est donc pas synonyme de cuire tout un gâteau. 

Le couscous, un plat sans frontières maghrébines

« Il est incontestablement berbère. Les Algériens pensent que le couscous est algérien. Les Marocains pensent qu’il est marocain, les Mauritaniens, etc.. », tranche-t-elle. « Qu’ils soient juifs ou musulmans, ce couscous leur appartient tous », ajoute-t-elle. Après toutes ces années, la question vient de connaître une réponse et le débat connaît donc un épilogue qui va certainement satisfaire toutes les parties du conflit. 

Le couscous est donc un plat transculturel. Pour plus d’exactitude, il est berbère. Selon l’animateur de l’émission susmentionnée, des grains magiques de ce dernier ont été retrouvés dans des pots primitifs qui appartiennent à une époque ancienne, soit entre 238 et 149 avant Jésus-Christ. Les pots, selon la même source, ont été enterrés aux creux de la tombe du roi Massinissa. 

À ce moment, « l’Algérie en tant que nation n’existait pas », précise l’ethnologue. Le couscous n’est donc pas un plat algérien mais il « appartient à tous les trois pays », affirme la spécialiste. Après la première découverte des historiens, d’autres traces ont été également retrouvées en Algérie. En effet, des vertiges des premiers ustensiles, qui bravent le temps, ont été récupérés à la wilaya de Tiaret.  

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