Algérie – Maroc : Ramtane Lamamra pose les conditions pour la reprise des relations

Algérie – Après plusieurs tensions, notre pays rompe les relations avec le Maroc et décide de ne les reprendre qu’après l’application de certaines conditions. On en dit plus, ce mercredi 25 août 2021. 

En effet, l’Algérie a décidé, hier, de couper ses relations diplomatiques avec son voisin le Maroc. Et ce, à cause de l’accumulation de plusieurs conflits, notamment concernant la question du Sahara occidental. Ou encore la normalisation des relations entre le Maroc et Israël qui n’a eu lieu que très récemment. 

C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra qui s’est exprimé, ce mardi, à cet égard. Cela, à l’issue d’une conférence de presse tenue au centre international des conférences (CIC), à Club des Pins. Dans le détail, le responsable a déclaré que « l’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc ». Cela, « à partir d’aujourd’hui (mardi 24 août 2021) ».

Sachant qu’il précise par la même occasion que « nous ne sommes pas du tout enchantés d’avoir atteint le stade de la rupture des relations diplomatiques ». D’autre part, Ramtane Lamamra explique que « cette fois, l’Algérie a été forcée de couper les relations après avoir perdu patience. Et après avoir longtemps attendu que la raison prévale. Et ainsi, recourir à des règles et à des normes internationales bien connues et établies ».

Ce sont donc là les conditions requises pour espérer renouer un jour avec le gouvernement marocain. C’est en tout cas ce que stipule le communiqué rendu public, hier, sur le site Web officiel du ministère des Affaires étrangères.

Les raisons qui ont poussé l’Algérie à rompre les relations avec le Maroc, selon Lamamra

Concernant les raisons de cette décision, elles sont nombreuses, précise le ministre des Affaires étrangères. Parmi elles, le fait que des « appareils sécuritaires et de propagande du Royaume du Maroc mènent une guerre médiatique de bas niveau et de grande envergure contre l’Algérie ».

Ce qui a mené à « forger des scénarios fantaisistes, à inventer des rumeurs et à propager des propos diffamatoires ». Sans oublier l’affaire du « plénipotentiaire du Royaume » marocain. Celui-ci s’est alors « illustré par une dérive particulièrement dangereuse et irresponsable en évoquant un prétendu « droit à l’autodétermination du vaillant peuple kabyle » ».

S’ajoutent à ça, « les accusations insensées et les menaces à peine voilées ». Des propos hostiles « proférés par le ministre israélien des Affaires étrangères en visite officielle au Maroc ». Et ce, « en présence de son homologue marocain qui a manifestement été l’instigateur de tels propos injustifiables ». C’est ce dont a fait état le communiqué susmentionné. 

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