Algérie : Marchés des voitures et mouton fermés à cause du coronavirus

AlgérieÀ Mostaganem, le wali Abdessamie Saïdoun a décidé avant-hier de la fermeture des marchés aux bestiaux où l’on vend le mouton, marchés de voitures d’occasion et ceux informels, en réponse à la hausse du bilan épidémique dans la wilaya et en Algérie.

Le wali de Mostaganem, Abdessamie Saïdoun, a en effet ordonné, le jeudi 2 juin dernier, de mettre les verrous aux marchés du mouton, des espaces de vente de voitures et différents marchés informels sur le territoire de la wilaya de l’Oust de l’Algérie. Ceci pour une durée de quinze (15) jours à compter de la date ci-dessus mentionnée. C’est-à-dire jusqu’au vendredi 17 du mois en cours.

Le premier responsable de la wilaya a également ordonné l’interdiction de circulation automobile et celle des piétons. Cela dans les zones riveraines de la wilaya. À savoir les plages « Sablettes » et « Salamandre » pendant la période de quarantaine. Cette dernière s’étale quotidiennement sur une période allant de huit heures du soir (20h00); à cinq heures du matin (05h00).

Il est utile de souligner que sur l’ensemble de la wilaya de Mostaganem; 137 cas confirmés au coronavirus ont été jusqu’à présent recensés. Quatre (4) des personnes atteintes par la pneumonie virale ont succombé. En revanche, cette région côtière de l’Ouest de notre pays a connu une soixantaine (60) de guérisons. Le tout selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé.

Les éleveurs contestent la fermeture des marchés du mouton en Algérie

Pour mémoire, la Fédération nationale des éleveurs (FNE) est mécontente. La fermeture des marchés aux bestiaux par les walis un peu partout sur le territoire national inquiète l’organisation syndicale. Les mesures du confinement ont déjà mis à rude épreuves cette catégorie professionnelle; qui a subi d’immenses pertes.

De ce fait, la Fédération réclame, par la voix de son président Mohamed Boukarabila, de rouvrir ces marchés pour l’Aïd El Kebir. Celui-ci est perçu comme une opportunité aux éleveurs de compenser le plus possible les pertes; que la mise en quarantaine de la population leur a occasionnées. Le tableau noir du coronavirus en Algérie continue donc d’afficher des dégâts « économiques » à côté de ceux « biologiques ». 

Par souci de faisabilité dans ce contexte sanitaire de grande incertitude, la FNE propose l’adhésion dans cette réouverture de diverses institutions étatiques. À l’instar par exemple des autorités locales et des services de sécurité. Le représentant à la Chambre haute du Parlement, Abdelouaheb Benzaim, a par ailleurs suggéré de carrément mettre un trait sur l’Aïd El Adha cette année 2020. En échange, le sénateur propose de récolter l’argent dédié à l’achat des moutons en vue de lutter contre l’épidémie.

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