Algérie : La situation alarmante du marché pétrolier suscite des inquiétudes

Algérie – La situation économique du pays ne risque de traverser une phase délicate, surtout depuis la baisse continue du baril de pétrole qui oscille actuellement autour des 45 dollars alors que la Loi de Finances 2020 s’était référée au prix de 50$.

La chute des prix de l’or noir causée par la propagation de l’épidémie du coronavirus a sévèrement affectée l’économie nationale. En effet, alors que la Loi de Finances 2020 a été basée sur une prévision de 50 dollars le baril, ce dernier oscille autour des 45 dollars enregistrant, soit une basse de 20 dollars depuis le début de l’année.

Afin de solutionner la crise actuelle relative au prix de l’or noir au niveau international, une rencontre s’est tenue à Vienne ce 5 et 6 mars en présence du ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab, et des représentants de l’OPEP+, en raison de leur rôle important à rétablir la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international.

À cet effet, Arkab a appelé le consortium à se mobiliser face à la dégradation inquiétante du marché pétrolier qui est extrêmement grave. « L’Algérie appelle à une action concrète, crédible, solidaire et rapide afin de ne pas anéantir les efforts fournis depuis 4 ans par les pays signataires de la Déclaration de Coopération [entre les membres de l’OPEP et les pays non-OPEP, ndlr] », a fait savoir le ministre de l’Énergie cité par l’APS.

Hausse de la consommation locale en hydrocarbures

S’agissant de la consommation locale des hydrocarbures, celle-ci a enregistré une hausse de 40% en 2019 soit de 2.3% de plus par rapport à 2018. De son côté, la Sonatrach s’attend à une augmentation importante de la consommation nationale d’ici 2030.

Soulignons à ce propos que l’exportation du gaz Algérien a connu une régression notable de (-30%) pour la même période, plus précisément en gaz naturel. Une chute en défaveur de l’économie nationale en raison de la faible demande des pays européens et à la concurrence rude à laquelle fait face l’Algérie

Pour rappel, la fiscalité pétrolière a chuté à 2.667 milliards de dinars en 2019, causant ainsi une baisse des revenus provenant des exportations d’hydrocarbures depuis la chute des prix du pétrole en 2014. 

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