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Algérie : le marché parallèle freine le paiement électronique ?

Algérie – Dans une optique de digitalisation du système économique du pays et du secteur financier, le paiement électronique rencontre des difficultés à se trouver une place à cause du marché parallèle, selon certains spécialistes.

En effet, la croissance et l’avancement de l’instauration d’un système de paiement électronique en Algérie restent, jusque-là, faibles par rapport aux attentes, d’autant plus que certains spécialistes estiment que cela est dû à la présence d’une forte part du marché parallèle dans l’économie nationale. C’est que rapporte El Watan, ce lundi 24 mai 2021.

Dans le détail, les chiffres révélés par le Groupement d’intérêt économique (GIE) en disent davantage au sujet de la monétique en Algérie. Il s’agit de la faible hausse observée en ce qui concerne les Terminaux de paiement électronique (TPE). Ces derniers sont en nombre très restreint par rapport au nombre d’opérateurs économiques. On parle de ceux inscrits auprès du Centre national du registre de commerce (CNRC).

Les transactions relatives au paiement électronique sont, quant à elles, en nette augmentation. En particulier, durant l’année 2020 et le premier trimestre de l’année en cours. En effet, depuis le début de la crise sanitaire et la mise en place de certaines restrictions de déplacement, le consommateur algérien s’est tourné vers le paiement en ligne. Cela dit, les moyens adéquats à ce mode d’achat restent minimes.

E-paiement en Algérie : un nombre de TPE insignifiant

Il est vrai que la mise en place des équipements pour la numérisation du système de paiement a connu une évolution de 30 %. Et ce, comparativement à la même période de l’année précédente. Cependant, le nombre global de TPE disponibles en Algérie reste insignifiant par rapport au nombre de commerçants présents dans le pays.

Alors, il s’agit de plus de deux (02) millions de professionnels contre 38.144 terminaux de paiement électronique. Ce qui signifie qu’un taux de 2 % seulement de ces commerçants disposent d’un appareil pour les transactions numériques. Ce taux représente une faible adhésion de ces individus quant à ce mode de paiement, constate-t-on. 

De surcroît, l’administrateur de GIE monétique, Madjid Messaoudene a indiqué que la chose à faire est d’aller chercher cette approbation auprès de ces vendeurs. Il a notamment ajouté que c’est une chose « pas très aisée au regard de la part du marché informel dans l’économie nationale ».

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