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Algérie : Le marché noir de devises (Square) dans le rouge, un économiste explique

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Algérie – Les voyages à l’étranger gelés par les mesures, prises dans une trajectoire de lutte, contre la pandémie du Coronavirus, impactent toujours le marché noir des devises en tirant sans cesse les cours de change vers le bas. A côté des cambistes, un spécialiste s’exprime.

L’effondrement des cours de change ne connaît aucun répit au niveau des points de vente des devises au noir sur le territoire national, à leur tête l’emblématique Square Port Saïd dans la Capitale, en raison de l’impact du Coronavirus sur les déplacements des algériens à l’étranger, indique le site d’actualité économique Eco-Algeria.

En effet le prix d’un euro variait autour des 185 dinars à la vente, et environ 180 dinars à l’achat, alors que le dollar était limité dans une fourchette de 168 dinars. Le marché marque ainsi un climat des affaires radicalement opposé à celui qu’il enregistrait précédemment, jusqu’au jour où cette crise, d’origine sanitaire, entre en jeu, et vide le Square de presque la totalité de sa clientèle. 

La chute en question, libre et continue est due, d’après la déclaration à Eco-Algeria de l’analyste économique et professeur à l’ENS, Abdelkader Berriche, , à la baisse drastique de la demande résultant de la suspension des voyages d’affaires vers les pays fournisseurs de l’Algérie, à l’instar du premier de la liste, la Chine, des voyages religieux en direction de l’Arabie Saoudite et ceux touristiques ayant comme destinations favorites la Turquie, l’Espagne, la Tunisie, la France ou encore l’Egypte et connaissant généralement un pic significatif durant cette saison, notamment avec les vacances du printemps. 

Une baisse qui n’échappe pas à la norme

Seif El-Din, un cambiste au Square a révélé à Ech-chaab que nombre des commerçants clandestins, à la lumière de la rareté de plus en plus marquée des clients optaient plutôt pour le retrait momentané. C’est dans ce sillage qu’Ahmed, un autre cambiste, confie pouvoir être conduit à prendre un congé forcé en attendant un rétablissement de la situation qu’Azzedine, un autre cambiste de 50 ans, craint de voir trop tarder.

Le professeur Berriche a assuré au média électronique que, dans de telles circonstances, cette baisse est tout à fait normale en signalant qu’elle n’engendrera, du fait de son positionnement en dehors de la sphère du formel, aucun bénéfice pour l’économie nationale réglementée. En outre, le change des devises sur la marché noir, une fois la crise surmontée et ses effets dissipés reprendra ses cours initiaux. 

Une brèche d’espoir demeure tout de même ouverte. Effectivement, les cambistes du Square Port Saïd à Alger, attendent avec beaucoup d’intérêt mais pas moins d’appréhension, l’arrivée d’Avril, le mois qui déterminera le sort réservé cette année à la saison de la Omra, moteur de la commercialisation du dollar étasunien. Sera-t-elle suspendue ou pas ? C’est là la question que se posent les vendeurs, et c’est de la réponse à cette interrogation que dépend l’avenir proche de leur business.

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