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Algérie : Le marché noir de devises de retour avant la fin du confinement ?

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Algérie – Le taux de change parallèle des principales devises, euro et dollar, a augmenté dernièrement. Cette hausse surprenante marque-telle le début d’une forme de « résurrection » ? Le marché noir des devises; à sa tête le Square Port Saïd à Alger semble redémarrer.

Le regain de la demande sur la monnaie unique européenne et le dollar étasunien a propulsé les prix sur la place Port Saïd. Le quotidien algérien Echorouk fait état d’un (1) euro qui s’échangeait hier 26 mai contre 195 dinars algériens. Une unité de la devise américaine, quant à elle, était proposée à 178 dinars. Les échos du déconfinement qui proviennent d’un peu partout dans le monde incitent les algériens à s’empresser d’acquérir des sommes converties en devises.

Les cambistes vus par le journal arabophone se sont montrés optimistes. Pour eux il n’y a nul doute que ces taux augmenteront davantage. Cela se réalisera, d’après les mêmes avis, au fur et à mesure de la sortie de crise sanitaire. Les vendeurs clandestins s’attendent au retour des prix d’avant la pandémie. Ceux-ci étaient à 205 DA pour 1 € et 185 DA pour 1 $.

Certains des cambistes ayant stocké des quantités importantes de devises n’hésitent aucunement à aller plus loin. Leurs prévisions sont pour le moins qu’on puisse dire « audacieuses ». Ils estiment possible que les prix atteignent même des seuils supérieurs aux anciens évoqués un peu plus haut. L’été 2020 se « promet » alors très avantageux pour les activités illicites des cambistes. Ces derniers comptent énormément sur un retour en force, voire « spectaculaire »; de leurs activités. 

« Il faut avorter les perspectives de renaissance du marché noir des devises en Algérie », clament des experts

Des spécialistes en économie ont indiqué au média de la presse écrite que c’est le moment ou jamais de mettre un terme à cette zone informelle. Il est nécessaire de faire barrage à la reprise des transactions illégales en son sein. La levée du confinement ne doit en aucun cas profiter au marché noir de change. Les experts expriment tout cela en précisant qu’un seul moyen existe pour procéder en la matière.

La mise en place des bureaux de change sur l’ensemble du territoire national constitue la seule solution pour éradiquer le marché parallèle des devises. Avec l’intervention des agents accrédités, la flamme de ce « fléau » s’éteindra peu à peu. Elle sera remplacée par une paresse qui frappera ses activités. Au bout du processus, il y aura disparition totale de ce marché.

Parmi les économistes se positionnant ainsi, on trouve Abdelkader Berriche. Nulle autre règle économique n’encadre selon lui le taux de change parallèle que la loi de l’offre et de la demande. C’est d’ailleurs pour cela qu’on doit ramener le secteur informel de change dans la sphère officielle. D’autant plus que les fonds faramineux qui seront injectés dans les circuits bancaires nous seront d’un grand secours. La rareté actuelle des ressources financières donne à une mesure pareille un caractère d’urgence.

Pour rappel, des mesures supplémentaires de « lutte contre le marché noir de la Devise en Algérie » sont envisagées par le gouvernement. La réduction par le PLFC 2020 de la somme en devise autorisée sans déclaration à la douane entre dans ce cadre nouveau; d’après le ministre des Finances.

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2 Commentaires

  1. La main manipulatrice du marché noir de devises est bien trop lourde pour pouvoir venir à bout. Seul un courage politique d’appliquer un taux de change bancaire équipevalent au taux du marché noir. Cette opération a eu lieu en Pologne en 1989 , juste après la chute du mur de Berlin , par le Président élu majoritairement, Lech Walesa. Ce qui avait permis aux banques d’aspirer toute la devise qui circulait à l’extérieur. Ce courage politique existe t il en Algérie ?

  2. Oui, Hocine Mellah,
    C’est ce qu’a fait aussi le président d’Ouzbékistan il y’a une dizaine d’années, et c’tait juste après son élection à la tête du pays.

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