Algérie : L’intrigante affaire des Kouninef et leur relation avec Bouteflika

Algérie – Abdelaziz Bouteflika aurait attribué des avantages aux frères Kouninef, car il se sentait redevable envers leur père qui l’a aidé lorsqu’il se retrouvait en difficulté à Genève. 

Les frères Kouninef sont l’un des symboles en Algérie du régime de Bouteflika aux yeux de plusieurs citoyens Algériens. De nombreuses personnes s’interrogent sur la relation de ces frères qui sont aujourd’hui en prison pour de nombreuses affaires de corruption sous le règne de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika. 

Selon un article publié aujourd’hui le 09 août par le média francophone, Le Soir d’Algérie, les frères Kouninef (Karim, Réda et Tarik-Noa) bénéficiaient d’une protection d’Abdelaziz Bouteflika vu la relation que le chef de l’État avait avec le père de ces trois frères devenus parmi les chefs d’entreprises les plus puissants du continent. 

En effet, le père Kouninef (Ahmed) aurait aidé l’ancien chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika durant la période difficile qu’il vivait à Genève (en Suisse) dans les années 1970-1980, rapporte Le Soir d’Algérie

L’État était-il au service des Kouninef ? 

Suite au décès de leur père, Ahmed Kouninef, en 2006; Abdelaziz Bouteflika prend la protection des fils de son ami car il se sentait redevable envers eux, toujours selon la même source. 

Selon les données recueillit durant l’enquête qui a mené à leur incarcération, ils sont accusés par les chefs d’inculpation suivant : « Obtention d’avantages illégaux ; blanchiment d’argent ; trafic d’influence sur des fonctionnaires en vue d’obtention d’avantages indus ; surfacturation… ».

Il s’avère que ces dirigeants d’entreprises auraient eu des complicités avec d’anciens hauts fonctionnaires notamment : Saïd Bouteflika (frère et conseiller du président), Ahmed Tartag; coordinateur des services de sécurité, Mokhtar Reguieg; chef du protocole; Abdelkader Zoukh, wali de’Alger; Mahdjoub Bedda, alors ministre chargé des Relations avec le Parlement; Abdelghani Zaâlane, à l’époque ministre des Travaux publics.

Néanmoins, les frères Kouninef affirment qu’ils n’ont aucun lien relevant du business avec les personnalités susmentionnées : « Il s’agissait de connaissances; on nous appelait pour nous souhaiter un bon Aïd ou nous saluer », ont-t-ils affirmé; d’après Le Soir d’Algérie. Pour leur avocat Chelgham Djamil, « ces hommes d’affaires activaient dans des sociétés parfaitement organisées… Ces personnes ont hérité de ces entreprises, elles n’ont rien créé ».

Pour rappel, les frères Kouninef se présenteront le 19 août prochain pour plusieurs affaires notamment : obtention de crédits sans avoir présenté d’assurances suffisantes; opération illicite de transfert d’argent vers l’étranger, projets inachevés; obtention d’indus avantages; énumère Le Soir d’Algérie, qui cite l’enquête.  

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