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jeudi, 18 avril 2024
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Algérie : L’importation des voitures neuves autorisée sans quotas

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Algérie – Selon une déclaration du ministre des Finances, le P-LFC 2020 autorise les concessionnaires à importer des voitures neuves sans limitation de quotas, affirmant que la ré-autorisation d’importation des véhicules d’occasion (moins de 3 ans) est quant à elle, maintenue.

En effet, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a annoncé le 18 mai devant la commission des finances et du Budget de l’Assemblée populaire nationale (APN); que la reprise des activités d’importation des voitures neuves en Algérie, déterminée dans le cadre du projet de Loi de Finance Complémentaire 2020 n’annule pas la précédente décision figurant dans la Loi de Finance 2020; à savoir la ré-autorisation d’importation des véhicules d’occasion (moins de 3 ans).

Dans le même contexte, le membre du gouvernement a expliqué que le retour à l’importation des voitures neuves en Algérie se fera sans spécification de quotas pour les concessionnaires; évitant de cette manière la distribution suspecte des quotas.

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De ce fait, et en vertu de la Loi de Finances Complémentaire 2020; les concessionnaires automobiles algériens seront autorisés à importer des voitures neuves et ne seront pas soumis au système des quotas.

« Le gouvernement a aboli la décision de quotas mise en place auparavant, ainsi les concessionnaires n’auront plus de plafond d’importation. Ce processus sera soumis à des frais déterminés par la loi; et donc chaque concessionnaire importera selon ses propres moyens financiers »; a indiqué le ministre, selon ce qu’a rapporté l’APS.

Raouya promet des résultats dans un horizon de 3 ans

Les deux décisions de retour à l’importation de voitures neuves et d’occasion (moins de 3 ans); interviennent dans l’optique de fournir le marché automobile algérien, qui connaît une crise sévère depuis la suspension des activités des usines de montage; suite aux scandales financiers dans lesquels sont impliqués leurs propriétaires. 

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Raouya a affirmé que ces mesures ne sont qu’un moyen pour atténuer la crise le temps d’élaborer une nouvelle stratégie visant à mettre en place une véritable industrie automobile en Algérie. Néanmoins, le succès de cette stratégie n’apparaîtra que dans trois ans environ, a-t-il confié.

Les voitures importées, neuves ou d’occasion, risquent de coûter cher

Bien que l’activité de l’importation des véhicules touristiques neufs a été récemment ré-adopté après 6 ans de suspension; celle-ci sera en soumise à de fortes taxes allant de 100.000 DA (pour une essence moins de 800 cm3) à 2.000.000 dinars. Les taxes seront prélevées selon une échelle correspondant à la cylindrée et au type de carburant du véhicule

Retenons que le tarif de la taxe pour les cylindrées essence varie de 250.000 DA (800 cm3) à 1.500.000 DA pour les voitures dont la cylindrée est supérieure à 2.500 cm3. Quant au diesel; la taxe est encore plus élevée, elle s’établit à 200.000 DA pour les cylindrées inférieures ou égales à 1.500 cm3, arrivant jusqu’à 2.000.000 DA pour les véhicules dont la cylindrée est supérieure à 2.500 cm3.

D’autre part, le prix des voitures d’occasions importées (moins de 3 ans) sera également onéreux. Et ce, en raison de l’échange en devise au marché noir à un taux plus cher que celui à la banque; en plus du paiement des droits douaniers qui s’élèvent à 30 % et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est établie à 19 %. Ainsi, le total des taxes culminera 49% du véritable prix du véhicule.

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