Automobile

Algérie : L’importation des voitures neuves autorisée sans quotas

4
importation voiture neuve quota
S'abonner :

Algérie – Selon une déclaration du ministre des Finances, le P-LFC 2020 autorise les concessionnaires à importer des voitures neuves sans limitation de quotas, affirmant que la ré-autorisation d’importation des véhicules d’occasion (moins de 3 ans) est quant à elle, maintenue.

En effet, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a annoncé le 18 mai devant la commission des finances et du Budget de l’Assemblée populaire nationale (APN); que la reprise des activités d’importation des voitures neuves en Algérie, déterminée dans le cadre du projet de Loi de Finance Complémentaire 2020 n’annule pas la précédente décision figurant dans la Loi de Finance 2020; à savoir la ré-autorisation d’importation des véhicules d’occasion (moins de 3 ans).

Dans le même contexte, le membre du gouvernement a expliqué que le retour à l’importation des voitures neuves en Algérie se fera sans spécification de quotas pour les concessionnaires; évitant de cette manière la distribution suspecte des quotas.

De ce fait, et en vertu de la Loi de Finances Complémentaire 2020; les concessionnaires automobiles algériens seront autorisés à importer des voitures neuves et ne seront pas soumis au système des quotas.

« Le gouvernement a aboli la décision de quotas mise en place auparavant, ainsi les concessionnaires n’auront plus de plafond d’importation. Ce processus sera soumis à des frais déterminés par la loi; et donc chaque concessionnaire importera selon ses propres moyens financiers »; a indiqué le ministre, selon ce qu’a rapporté l’APS.

Raouya promet des résultats dans un horizon de 3 ans

Les deux décisions de retour à l’importation de voitures neuves et d’occasion (moins de 3 ans); interviennent dans l’optique de fournir le marché automobile algérien, qui connaît une crise sévère depuis la suspension des activités des usines de montage; suite aux scandales financiers dans lesquels sont impliqués leurs propriétaires. 

Raouya a affirmé que ces mesures ne sont qu’un moyen pour atténuer la crise le temps d’élaborer une nouvelle stratégie visant à mettre en place une véritable industrie automobile en Algérie. Néanmoins, le succès de cette stratégie n’apparaîtra que dans trois ans environ, a-t-il confié.

Les voitures importées, neuves ou d’occasion, risquent de coûter cher

Bien que l’activité de l’importation des véhicules touristiques neufs a été récemment ré-adopté après 6 ans de suspension; celle-ci sera en soumise à de fortes taxes allant de 100.000 DA (pour une essence moins de 800 cm3) à 2.000.000 dinars. Les taxes seront prélevées selon une échelle correspondant à la cylindrée et au type de carburant du véhicule

Retenons que le tarif de la taxe pour les cylindrées essence varie de 250.000 DA (800 cm3) à 1.500.000 DA pour les voitures dont la cylindrée est supérieure à 2.500 cm3. Quant au diesel; la taxe est encore plus élevée, elle s’établit à 200.000 DA pour les cylindrées inférieures ou égales à 1.500 cm3, arrivant jusqu’à 2.000.000 DA pour les véhicules dont la cylindrée est supérieure à 2.500 cm3.

D’autre part, le prix des voitures d’occasions importées (moins de 3 ans) sera également onéreux. Et ce, en raison de l’échange en devise au marché noir à un taux plus cher que celui à la banque; en plus du paiement des droits douaniers qui s’élèvent à 30 % et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est établie à 19 %. Ainsi, le total des taxes culminera 49% du véritable prix du véhicule.

Article recommandé :  Pourquoi l'Algérie ré-autorise l'importation des voitures d'occasion ?

Programme des vols d’Air France.. L’Algérie absente des dessertes

Article précédent

Anglais à l’université en Algérie : Le ministre Chitour fixe sa stratégie

Article suivant

Lire aussi

S’abonner
Notifier de
guest
4 Commentaires
Anciens
Récents Les + votés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Mellah hocine

Pourquoi ne pas autoriser les seuls concessionnaires à importer des véhicules d’occasion , puisqu’ils importeront des véhicules neufs. ? Pourquoi ne pas autoriser ces concessionnaires à la reprise et à la vente des véhicules d’occasions du parc Algérien et passer à la fermeture de ces marchés d’occasions sauvages sans garantie sur les voitures vendus , ce qui cause éventuellement une grande partie des accidents.
Nous avons tous vu des voitures accidentées gravement reprises par des toliers et vendues au marché.

BOUYAHIAOUI

le total des taxes culminera 57,08% du véritable prix du véhicule moins de 3 ans

Izou

Peut-être que je ne pige pas tellement bien comment ça fonctionne ce système d’importation de véhicules neufs par les concessionnaires mais en ce temps de vaches maigres, il me semble que se serait une saignée en devises fortes pour le pays, d’autant plus que le véhicule ô combien certes nécessaire n’en n’est pas une urgence ! Il serait plus judicieux d’encourager à diversifier les moyens de transports pour faciliter les déplacements de toute nature avec les moyens de bord en attendant des jours meilleurs ! En important des véhicules ça ne vas profiter évidement qu’aux combinard qui ont toujours su… Lire la suite »

Wahid

Avec touts ces taxes il vaut mieux acheter un Âne et le problème est réglé. Aujourd’hui tout est Cher et nous payons beaucoup d’impôts. Un salarié qui contribue de près de 60 millions de centimes annuellement par l’IRG. C’est trop.