L’Algérie n’importera plus de carburant d’ici 2024, selon le ministre de l’Énergie

Algérie – Le ministre de l’Énergie a affirmé que d’ici 2021, trois raffineries seront achevées, visant à couvrir les besoins nationaux en carburant, à moyen et à long terme. Le but étant d’éliminer définitivement l’importation du carburant à l’horizon 2024.

Selon une déclaration faite ce 04 juin lors d’une séance plénière réservée aux questions orales du Sénat, le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a fait savoir que trois (3) raffineries, dont l’étude du projet de chacune et la qualité du terrain ont été finalisés en fin 2017 et programmés dans un plan de travail du gouvernement actuel pour l’année 2020 – 2021; permettront de mettre fin à l’importation du carburant en Algérie d’ici la fin de l’année 2024.

Ainsi, la réalisation des raffineries de Tiaret, Hassi Messaoud et Biskra, ouvrira au pays, la voie de l’autosuffisance en matière d’hydrocarbure et couvrira l’approvisionnement national en carburant. Cela va également accorder au gouvernement actuel l’élimination définitive de l’importation des carburants d’ici la fin 2024, selon ce qu’a rapporté le quotidien algérien El Bilad, dans son édition de ce 4 juin.

Le premier responsable du secteur énergétique en Algérie, a ajouté que le but du dispositif susmentionné est d’augmenter les capacités du pays en matière d’industrie pétrochimique à valeur ajoutée et de mettre fin à l’importation dans ce domaine. « Ces trois raffineries ont une capacité de production de cinq (5) millions de tonnes »; a-t-il révélé.

L’Algérie renforce son arsenal pétrochimique

« La raffinerie de Hassi Messaoud couvrira les besoins en carburant des wilayas du sud, tandis que le projet de Tiaret sera lancé dans la période 2020-2024 afin d’entrer en service en 2022 »; a avancé Arkab, signalant que la consommation nationale de carburant a connu une augmentation annuelle de 5.1% durant la période étalée de 2000 à 2019.

Une consommation qui a atteint les 14.4 millions de tonnes en 2019 contre 5.6 millions dans les années 2000, ce qui a obligé l’État à s’orienter vers l’importation de carburants, alors que le pays regorge de puits de pétrole et de gaz.

D’autre part, le ministre a rappelé qu’afin de répondre à la demande intérieure, les raffineries d’Alger, de Skikda et d’Arzew ont été réhabilitées. Leur capacité est estimée à 30 millions de tonnes, soit une hausse de 7.3 millions de tonnes; couvrant relativement la demande d’essence et environ 84% de la demande du diesel. 

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