Algérie : L’impact du gel de l’importation de voitures sur le change euro – dinar

Algérie – Avec la dépréciation actuelle du dinar algérien qui ne cesse de s’accentuer, de nombreux économistes et spécialistes du domaine se penchent sur la question. Et si le gel de l’importation en Algérie de voitures impactait le taux de change euro – dinar ? Voici la lecture d’un économiste de formation et cambiste de profession.

La crise multidimensionnelle frappe plusieurs pays dans le monde dont le nôtre. L’Algérie voit alors le taux de change de sa monnaie, le dinar, considérablement face à l’euro, mais parmi les raisons de ce recul figure-t-elle le gel de l’importation de voitures ? 

La valeur de la monnaie nationale a en effet payé le prix fort. Elle subit une forte dépréciation et un taux de change très bas qui est expliqué par de nombreux facteurs, dont potentiellement la décision du gel de l’importation de voitures en Algérie.

C’est vrai que le taux de change du dinar algérien face aux monnaies fortes connaît de temps à autre de sensibles hausses. Toutefois, cela reste largement insuffisant.

La vision de l’économiste de formation reconverti en cambiste

Il y a justement le témoignage d’un certain économiste de formation qui s’est converti aujourd’hui en cambiste. Celui-ci répond au nom de Farid qui s’est exprimé auprès du quotidien Le Soir d’Algérie.

Sa vie dépend actuellement du taux de change au marché noir de la devise. Il vit alors avec le bénéfice qu’il peut récolter en échangeant des euros ou des billets verts contre un montant en dinars fixé par le taux de change parallèle. 

Celui-ci estime par sa modeste expérience que c’est uniquement le besoin des nationaux qui impacte directement le taux de change de la monnaie nationale.

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Même un confinement en Europe n’aurait pas un impact majeur sur le taux de change au marché noir. C’est toujours selon le même interlocuteur. Pour mieux appuyer ses propos, Farid cite un exemple.

Il s’agit d’une décision d’une grande envergure qui se situe sur le plan macroéconomique. L’orateur désigne le gel d’importation des véhicules de moins de trois ans, récemment prise par le ministère de l’Industrie.

De par son ampleur, on pourrait être porté à croire qu’une telle décision pourrait avoir un impact majeur sur la valeur du dinar au marché parallèle. C’est toutefois tout le contraire de ce que pense le cambiste.

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Celui-ci a proféré dans ce sillage : « Cela a en effet fait bouger les taux durant quelque temps. Mais, dès que la mesure a été mise au placard par la tutelle, le taux de change a gardé une courbe plate pratiquement ». C’est également ce dont a fait part le même intervenant.

C’est donc la continuité de sa première proposition. Celle-ci consistait à dire que c’est uniquement la demande qui peut impacter le taux de change en Algérie. Cependant, et à la fin de l’échange, Farid a bien voulu avouer autre chose tout de même.

Il a alors avancé que « tout est suspendu au transport aérien et maritime et, quelque peu, aux mesures telles que celles permettant l’importation de voitures ou autre chose », rapporte la source sus-citée. 

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