AccueilÉconomieVotre ArgentAlgérie : L'impact de la finance islamique sur le marché parallèle

Algérie : L’impact de la finance islamique sur le marché parallèle

Algérie – Le ministère des Finances s’attèle à faire intégrer des produits de la finance islamique dans des banques publiques pour polariser une grande partie de l’argent circulant dans l’informel.  

En effet, Aymen Benabderrahmane s’apprête à présenter un amendement au projet de Loi de finances qui a pour objectif d’attirer dans les circuits bancaires, par la voie de la finance islamique, une part conséquente de l’argent présent sur la sphère parallèle en Algérie. Une cellule technique sectorielle a d’ailleurs été installée. Elle est chargée d’élaborer des solutions en coordonnant avec le Haut Conseil Islamique (HCI). 

L’objectif de ces réunions est d’intensifier la présence de cette nouvelle éthique conforme aux règles économiques, sociales et à la loi islamique, au niveau des banques publiques. Il est prévu que le comité achève ses travaux techniques dans un délai maximum de trois (03) mois. Cela afin de finaliser le règlement et entamer l’utilisation de ces produits bancaires islamiques de manière crédible et légitime. 

| Lire aussi : Finance islamique en Algérie : Benabderrahmane apporte des précisions

À cet effet, la Banque de l’agriculture et du développement rural devra commencer la commercialisation de 14 produits conformément aux règles de la loi islamique. Un projet destiné principalement aux agriculteurs. Il sera effectif à partir du mois d’avril prochain. C’est ce dont a fait part le DG par intérim de la BADR, hier 27 mars 2021. 

Mohand Bourai, en l’occurrence, s’est exprimé lors d’une conférence nationale. Celle-ci s’est tenue dans la wilaya d’El Oued. Son contenu a tourné autour de la finance islamique et son rôle dans le secteur de la production, de la commercialisation et de l’exportation. 

| Sujet connexe : Le Crédit Populaire d’Algérie lance le service Mobile banking (E-paiement)

Ainsi, le DG de la BADR a révélé que six (06) des quatorze (14) services financiers islamiques représentent des comptes d’épargne. Tandis que les huit (8) autres seront en faveur de l’investissement et des exportations prévus par la Loi de finances 2021. 

En outre, le même responsable a claironné le succès de l’intégration de la finance islamique dans plusieurs banques publiques. À savoir, la Cnep, la BNA et la CPA. Dans le but de poursuivre les efforts de bancarisation et d’inclusion financière, Mohand Bourai a assuré d’une chose. Il a indiqué que de nombreux guichets de finance islamique sont actuellement en cours de préparation.

| Vous aimerez lire : Algérie : « 6000 milliards de dinars sont échangés sur le marché noir »

Ils permettront, souligne-t-il, de recevoir le plus grand nombre de citoyens souhaitant bénéficier de crédits financiers conformes à la Charia. Il a expliqué, dans ce sens, que 328 filiales de son département ont pris toutes les dispositions. C’est « pour recevoir les clients dans les meilleures conditions possibles », conclut Mohand Bourai. 

De son côté, la Société algérienne des assurances (SAA) lancera prochainement deux compagnies spécialisées dans l’assurance alternative « Takaful ». L’une d’elles se consacrera à assurer les personnes. Cependant que la deuxième couvrira des biens essentiellement matériels.  

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes