Algérie : il faut un salaire minimum de 8 millions, suggère le Cnapeste

Éducation – Le Syndicat autonome, Cnapeste, estime qu’il faudrait au minimum un salaire de 8 millions pour améliorer le pouvoir d’achat en Algérie. On vous en parle ce mercredi 22 septembre 2021.

En effet, le chargé de l’information et de la communication au sein du Cnapeste a affirmé qu’il faut un salaire minimum de 8 millions de centimes en Algérie. L’interview de Messaoud Boudiba a été accordée au média DZ News. On vous détaille les grandes lignes de cette interview ci-dessous.

Alors, hier mardi, qui a marqué la rentrée scolaire en Algérie, le porte-parole du Cnapeste a apporté quelques précisions. En premier lieu, Boudiba a évoqué le plan social dans lequel a eu lieu la rentrée des classes cette année. D’ailleurs, il a souligné l’érosion effrénée du pouvoir d’achat ces derniers mois. Un constat qui a été marqué par la hausse des prix des produits et services de première nécessité.

En second lieu, ledit responsable affirme que le pouvoir d’achat des enseignants et des fonctionnaires en général est au plus bas. Et ce, face à la cherté qui s’empare des marchés. À cet égard, il déclare qu’une revalorisation palliative des salaires est plus que nécessaire. Dans ce sillage, Boudiba affirme qu’il faudrait un salaire minimum de 8 millions pour améliorer le pouvoir d’achat.

De surcroît, Messaoud Boudiba a déclaré que le Cnapeste préfère d’abord aborder cette rentrée. Ensuite, le syndicat fera une évaluation des carences à travers la tenue d’assemblées générales dans les établissements scolaires. Ces dernières vont s’accompagner de sessions des conseils de wilaya. Ainsi, le Cnapeste va recenser toutes les insuffisances avant d’agir en conséquence.

Rentrée scolaire : Qu’en pensent les syndicats indépendants ?

De son côté, le secrétaire général du Satef, Amoura Boualem, a affirmé que cette année, en plus de la pandémie, il y a aussi la crise de l’eau. En effet, le syndicaliste s’interroge sur la manière de faire respecter le protocole sanitaire dans ces circonstances. 

Concernant la baisse du pouvoir d’achat, Amoura craint une implosion imminente sur ce front. Par ailleurs, il a révélé que la prochaine réunion de la Confédération des syndicats algériens (CSA) aura lieu ce lundi 27 septembre. Pour sa part, Sadek Dziri, qui est également coordinateur de la CSA, partage les mêmes préoccupations.

De même, il insiste sur l’adoption rapide d’une stratégie pour faire face à la dégradation inquiétante du pouvoir d’achat. Notamment, la menace d’une implosion sociale. Enfin, le coordinateur du Snapest, Meziane Meriane, alerte, quant à lui, sur les urgences auxquelles il faudra faire face, notamment la surcharge des classes.

Selon lui, le recours à l’enseignement par groupes peut impacter l’avancement dans les programmes. En sus, il a aussi évoqué le problème du poids des cartables, surtout pour les élèves du cycle primaire. Un problème qu’il faudra impérativement résoudre avec la réforme de l’enseignement primaire, selon Meriane.

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