Algérie : Pourquoi la hausse du SMIC et l’abolition de l’IRG « ne suffisent pas »

Algérie – Les réactions des analystes et des économistes au sujet de l’augmentation du SNMG (SMIC en Algérie) et l’abolition de l’IRG pour les salaires égaux ou inférieurs à 30.000 dinars, qui se disent « peu convaincus » par ces revalorisations, les estimant « insuffisantes ».

Lors de son passage sur les ondes de la radio nationale de la Chaîne 3 en date du 17 mai, l’économiste Mohamed Chérif Belmihoub; s’est penché sur plusieurs points sociétaux et économiques en relation avec l’actualité que traverse le pays; avouant qu’il est nécessaire de mettre en place des dispositifs solides afin de faire face à cette double crise, sanitaire et économique.

S’agissant de la récente augmentation de 2.000 dinars du salaire minimum (SNMG) et de la suppression de l’IRG pour les revenus de moins de 30.000 dinars; l’économiste a lui aussi partagé l’avis de plusieurs spécialistes; en affirmant que ces deux mesures ne sont pas suffisantes. « Ce sont des éléments qui permettent de garder un pouvoir d’achat; de susciter la consommation et donc de contribuer à la relance mais cela ne suffit pas. »: a-t-il critiqué.

De même pour les syndicats autonomes, dont le Cnapeste et le Snapest qui jugent que ces deux mesures ne répondent pas aux attentes des simples fonctionnaires. Dans ce contexte, Meriane Meziane, président du Snapest, a rétorqué que la hausse du revenu minimum de 2.000 DA ne répond pas aux attentes des fonctionnaires; car il s’agit d’une revalorisation insignifiante qui profitera particulièrement aux hauts fonctionnaires de l’État, dont le salaire est indexé sur le SNMG.

Cet avis est également partagé par la Confédération des Syndicats Algériens (CSA), qui estime que la récente augmentation du SNMG est largement « insuffisante »; pour les bas salaires des employés, contrairement à ceux des cadres d’entreprises.

Hausse du SMIC en Algérie = Amélioration du pouvoir d’achat ?

En effet, l’actuel gouvernement a mis en avant l’augmentation légère du SNMG accompagnée de l’exemption de l’IRG sur les salaires en dessous des 30.000 dinars et moins; et ce dans l’optique de rehausser le pouvoir d’achat du citoyen algérien et de lui garantir un revenu décent.

De nombreux spécialistes jugent les deux revalorisations susmentionnées insuffisantes. Pour sa part, Lyes Merabet, président du Syndicat des praticiens de la santé (SNPSP) a supposé que les ménages auraient besoin d’un salaire de 40.000 DA afin de pouvoir vivre dignement tout en subvenant aisément à leurs besoins. Selon lui, la hausse du SNMG et la suppression de l’IRG contribueront à aider les employés touchants les plus bas salaires; citant en exemple ceux qui touchent depuis de longues années moins du SMIC.

Néanmoins, et à l’instar de ses homologues, Merabet a estimé que la concrétisation d’une nouvelle politique salariale, nécessite la mise en place de véritables études; qui doivent selon lui se basaient sur trois paramètres, dont le niveau de la monnaie nationale, le pouvoir d’achat et la production, tout en faisant en sorte de contrôler le taux d’inflation. Rappelons que ces mesures entreront en vigueur à partir du 1er juin prochain.

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