Algérie : le groupe ETRHB de Haddad nationalisé

Algérie – Le groupe ETRHB n’appartient plus à l’homme d’affaires emprisonné Ali Haddad et devient officiellement une propriété de l’État algérien.

En effet, c’est ce dont a fait état un communiqué publié, jeudi, par l’administrateur judiciaire dudit groupe. Dans le détail, le document annonce explicitement que l’ancien homme d’affaires en Algérie, Ali Haddad en l’occurrence, n’est plus le propriétaire du groupe ETRHB et que par conséquent, celui-ci devient un bien de l’État. 

Effectivement, la note explique donc que l’entreprise de l’ex-P-DG de l’entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments serait dorénavant gérée par le gouvernement algérien. Cette décision fait notamment écho à la confirmation, le 27 mai dernier, des verdicts prononcés par la Cour suprême à l’égard d’Ali Haddad.

Parmi eux, la saisie des biens du groupe ETRHB au bénéfice de l’État algérien qui devient le seul actionnaire de l’entreprise. Le communiqué informe alors « l’ensemble des travailleurs des filiales du groupe ETRHB que ce dernier est devenu officiellement propriété du trésor public ».

De ce fait, « toutes les décisions concernant le groupe relèvent désormais des prérogatives de l’État ». C’est en tout cas ce que rapporte le média en ligne Algérie Eco dans son édition de dimanche. 

Quel est l’avenir des travailleurs du groupe ETRHB ?

Ainsi, le groupe ETRHB n’est plus une propriété de Ali Haddad et en devenant public, il relève maintenant du « ressort de l’État ». En attendant la finalisation de la procédure de nationalisation de l’empire de Haddad, les travailleurs seront en congé annuel. Cela avec toutefois, un service minimum, a-t-on su par le même biais. 

Un temps d’arrêt qui permettrait à l’État de « régler les problèmes et les dossiers en suspens ». Tels que « les salaires non payés, les cotisations non versées (CNAS, CACOBATPH) ». En plus de « régler les créances auprès des différents organismes nationaux ». Et « la mise en place d’un nouveau plan de travail ».

Ce changement impliquerait, par ailleurs, des modifications au niveau du fonctionnement de l’entreprise. À savoir le règlement intérieur, les contrats en cours et les registres de commerce. C’est ce dont nous informe la même source. 

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