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Algérie : Le gouvernement baisse son budget de fonctionnement de 50%

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budget algérie 2020
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Algérie – Un communiqué de la Présidence de la République rendu public dimanche 3 mai 2020, a indiqué la réduction de 50% du « budget de fonctionnement de l’Etat et des institutions y afférant ».

A la lumière du spectre de la crise financière imminente en raison de la dégringolade des cours du pétrole, sur fond de crise sanitaire induite par le nouveau coronavirus; le gouvernement a officiellement décidé de réduire de moitié le budget de fonctionnement de l’État pour affronter la situation doublement périlleuse.

C’est dans le contexte d’une LFC 2020 prévoyant le recul des recettes des hydrocarbures, seule source de devises pour l’Algérie, de 37,4 milliards de dollars, prévus initialement à 20,6 milliards; qu’intervienne cette décision de réduire de moitié le train de vie de l‘État en ces temps où la rentabilité de la manne pétrolière n’est plus d’actualité.

Parallèlement à cette rationalisation des dépenses de l’Etat,  imposée également par la fonte des réserves de change qui reculeront de 51,6 milliards (mds USD); prévus dans la Loi de Finances 2020, à 44,2 milliards (mds USD) dans la Loi de Finances Complémentaire 2020 dont la présentation a été repoussée au 10 mai prochain; le gouvernement a annoncé lors du dernier Conseil des ministres présidé par Tebboune, l’augmentation de plus de 11% du salaire minimum (SMIC) à compter du 1er juin. 

Quelles options pour surmonter la crise ?

A côté de la décision concernant la hausse du SMIC passant donc de 18.000 DA à 20.000 DA; le gouvernement; qui s’est engagé à protéger les catégories sociales les plus vulnérables, en évitant la transformation de la crise économique en crise sociale, a pris une autre mesure déjà annoncée et tant attendue par les algériens; à savoir l’abolition de l’impôt sur le revenu global (IRG); et ce pour les travailleurs percevant un salaire égal ou au-dessous de 30.000 dinars.

En outre, il est utile de souligner que la récession (-5,2% du PIB) prévue par le FMI; pour l’Algérie en 2020 ainsi que le déficit budgétaire particulièrement élevé, ne semblent pas convaincre le Président de la République Abdelmadjid Tebboune, se disant soucieux de la « souveraineté nationale »; d’emprunter (endettement extérieur) à l’institution monétaire internationale. 

En effet, le chef de l’Etat campe toujours sur sa position hostile au recours à l’endettement extérieur nuisible; selon lui, pour le statut et la souveraineté de l’Algérie sur le plan international.

Ainsi, Tebboune préfère récupérer l’argent du marché noir et du circuit informel, pour entre-autres plus de liquidité dans les circuits bancaires; et faire appel à l’emprunt interne en accordant aux citoyens détenteurs des fonds des garanties. Apparemment le premier magistrat compte surmonter la crise avec les moyens de bord; disponibles à l’intérieur de nos frontières et non pas en dehors. 

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