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Algérie : Goldman Sachs prédit un baril de pétrole à 20 dollars

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Prix pétrole Algérie
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Algérie – Selon la célèbre banque d’investissement américaine, le prix du baril de pétrole pourrait chuter considérablement atteignant un plancher estimé à 20 dollars.

Le contexte économique actuel dans lequel baignent les marchés des hydrocarbures, rend probable la chute des prix du brut jusqu’à 20 $ le baril. C’est exactement ce dont met en garde la banque américaine Goldman Sachs, d’après l’agence Bloomberg, citée par le site économique Algérie Eco.

Comme responsable de la baisse en question, des experts pétroliers, dont fait mention la même source, parlent d’une guerre des prix, déclenchée ce weekend, et opposant l’OPEP à la Russie. En effet, celle-ci a rejeté la proposition de l’OPEP qui préconisait, dans le cadre de la régulation de la production, visant le soutien des prix déstabilisés par le Coronavirus, une nouvelle réduction de 1,5 millions de barils/jour. 

Suite à cela, l’Arabie saoudite, a effectué une diminution de ses prix surpassant les 30%, tout en programmant, pour le mois d’avril, une augmentation de sa production qui ira au-delà des 10 millions de barils/jour. 

Une situation “plus critique” que celle de novembre 2014

Le Coronavirus, affectant lourdement l’économie mondiale, et provoquant un important recul de la demande de pétrole, le refus de la Russie de se conformer aux indications de le l’OPEP suggérant des réductions de la production, et la décision de l’Arabie Saoudite de baisser ses prix et d’augmenter sa production, sont autant d’éléments qui conduisent les spécialistes à poser un pronostic pour le marché pétrolier encore plus désastreux qu’en novembre 2014. 

Pour rappel, le prix du baril de pétrole Brent, référence pour le pétrole algérien, poursuit sa descente aux enfers, en perdant en tout jusqu’à présent la moitié de sa valeur, avoisinant ainsi les 33 dollars le baril ce lundi 9 mars.

Une situation critique qui pourrait pousser l’exécutif dirigé par Djerad à revoir sa copie, notamment en ce qui concerne le volet du financement des plans du gouvernement. En effet, certains économistes estiment que le choc pétrolier qui se profile à l’horizon risque de retarder les réformes et les mesures sociales annoncées par Tebboune, à l’instar de l’abolition de l’IRG ou encore la hausse du salaire minimum (SNMG).

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