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La France négocie-t-elle avec l’Algérie pour le retour des Harragas ?

Algérie – La France négocie avec sept (7) pays, dont l’Algérie, pour amorçer le retour de leurs ressortissants résidant illégalement en France. Les Français sont prêts à mettre la main dans la poche pour rapatrier les Harragas, entre autres Algériens.  

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a révélé que des efforts sont en cours avec l’Algérie et 6 autres pays, à savoir le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée, pour adopter le principe des visas en échange de l’expulsion des harragas de ces pays du territoire de la France. Ce qui peut conduire à une réduction des visas accordés à ces pays ; s’ils ne coopèrent pas suffisamment pour expulser ces clandestins ; et les réadmettre dans leur pays d’origine.

Dans une réponse à la question d’un sénateur français, en date du 13 août 2020, et qu’Echorouk a consulté, le département ministériel susmentionné a indiqué que le recours à ces mesures est devenu possible même au niveau européen. Cela après le remaniement, en février 2019, de la loi relative à l’octroi des visas pour l’espace Schengen. Le ministère a souligné que l’amendement à ladite loi comprend des aides financières ; au profit des pays les plus coopératifs ; dans le domaine de la réadmission de leurs ressortissants harragas en France ; et en Europe en général.

L’amendement inclut également l’utilisation de Frontex. Cette agence servira à faciliter le retour ; et la réintégration des harragas dans leurs pays. Selon la même source, les efforts d’expulsion des harragas étrangers se sont concentrés, depuis 2017, sur 7 pays ; qui ont la priorité compte tenu du nombre de leurs ressortissants ; en situation illégale sur le sol français.

D’après le document, les négociations concernant la délivrance des laissez-passer consulaires pour le retour des harragas se sont améliorées. Tel avancement porte sur celles entreprises avec le Maroc ; le Sénégal et la Tunisie. En revanche, elles sont toujours en cours avec l’Algérie ; le Mali et la République démocratique du Congo.

L’Algérie, un pays non coopératif ?                   

À travers ce document, note le quotidien arabophone, il apparaît qu’il y a des divergences entre l’Algérie et la France ; concernant l’approche à adopter en ce qui concerne le retour des harragas algériens de France ; comme en témoigne le fait que les pourparlers se poursuivent toujours depuis 2017 maintenant. En 2018, des rapports du Parlement français accusaient l’Algérie d’être l’un des pays qui coopèrent le moins ; dans le domaine des laissez-passer consulaires pour l’expulsion de leurs citoyens.

Un rapport du Sénat français présenté le 23 novembre 2017, a ainsi affirmé que les consulats algériens en France, qui sont au nombre de 18, refusaient de répondre favorablement à plus de la moitié des demandes d’expulsion des harragas algériens. Le rapport indiquait à l’époque que l’Algérie avait accordé en 2016, par exemple, environ 48% des laissez-passer consulaires que les autorités françaises lui ont demandés.

Ces données font de l’Algérie, explique Echorouk d’après le rapport cité plus haut, un pays non coopératif, en la matière, de l’ordre de 52% environ. C’est-à-dire que l’Algérie refuse à la France, de manière implicite, d’expulser 52% de ses ressortissants harragas.

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