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samedi, 15 juin 2024
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Algérie : La fortune colossale et les détails de l’affaire Mourad Oulmi

Publié le

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Algérie – « La multitude de ses biens à l’étranger et sa fortune » sont le résultat « d’un blanchiment d’argent et d’un transfert irrégulier de fonds à partir du territoire national »; estime la justice algérienne qui s’est accaparé du dossier de l’oligarque Mourad Oulmi.

« Il était détenteur d’un carnet d’adresses bien rempli, il côtoyait des cercles au pouvoir en France. C’est ainsi qu’il parvenait à faire pression sur les décideurs algériens pour obtenir des avantages incroyables. »; soulignent des sources bien informées au quotidien national Le Soir d’Algérie qui a dédié un article, paru dans son édition du 2 mai, à l’affaire Mourad Oulmi; dont le procès est programmé pour le 11 du mois en cours.

Le représentant de quatre (4) grosses marques automobiles, parmi lesquelles Skoda, et propriétaire en Europe (Espagne et Allemagne) de sociétés du même type, voyage trop; beaucoup trop au goût des enquêteurs que les innombrables déplacements à l’internationale de l’homme d’affaires franco-algérien intriguent amplement; tandis que les explications de celui-ci évoquant des raisons médicales et/ou de plaisance ne parvient pas du tout à atténuer leurs doutes.

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Le journal fait état de « 157 voyages » enregistrés sur une période incluse « entre février 2017 et mars 2019 »; et 18 vols du et vers l’Algérie effectués « à bord d’un jet privé loué à 600 000 DA de l’heure ». Les destinations les plus fréquemment visitées sont la « France, le lieu de résidence officiel de sa famille et le sien » évidemment; vu qu’il est binational, mais notamment « en Espagne, en Turquie et en Tunisie. »

Des biens immobiliers « incroyables »

L’investigation a dévoilé, selon Le Soir d’Algérie, « l’existence de sociétés civiles immobilières domiciliées en France »; où Mourad Oulmi possède des biens immobiliers défiants l’entendement. Les voici : « Cinq (5) maisons à Neuilly-sur-Seine, bâtisse luxueuse à Saint-Tropez, une autre à Paris, et une maison située à Seine-Saint-Denis.

Le montant déclaré des sommes versées pour l’achat de ces biens s’élève » à plus de 24 millions d’euros (24 185 112 €). En 2006 déjà, rappelle le quotidien francophone; Oulmi s’est fait remarqué en rachetant « la luxueuse maison de Nicolas Sarkozy à Neuilly-sur-Seine pour » un prix proche de 2 millions d’euros (1 993 000 €).

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Son frère Kheider est propriétaire (avec l’aide de Mourad selon ses propres avis) de deux (2) maisons de luxe à Monaco et une sur la Côte-d’Azur. « Le montant versé pour l’acquisition de ces biens est supérieur à 2 500 000 euros. En 2014, il achète une quatrième à « Paris cette fois, pour la somme de 1 270 000 euros. 

Des prêts bancaires « monstrueux »

En 2013 les dettes (justifiées par ses activités dans l’automobiles) de Mourad Oulmi (qui préfère tout de même recourir au banques privées pour plus de rapidité et d’efficacité) s’accumulent et atteignent le montant de 4600 milliards de centimes », indique Le Soir d’Algérie.

Par la suite et « entre 2014 et 2016, le montant de ces crédits atteint 12 040 000 000 DA ». Étrangement, «aucune trace de tout l’argent engrangé n’a été trouvée dans les comptes de Mourad Oulmi et de ses frères. Les multiples comptes en banque contenaient des sommes dérisoires».

«L’Algérie, nous dit-on, était ainsi considérée comme étant un territoire destiné à engranger de l’argent. Les affaires étaient son unique lien avec le pays, sa famille est établie en France, ses biens immobiliers aussi. Que faut-il de plus pour comprendre ce qui s’est passé ? »; ont avancé des sources du titre de la presse écrite, estimant qu’il ne faut pas un dessein pour comprendre que tous ses fonds se faisaient acheminés vers l’étranger.

Un milliard et demi d’euros envolés

Mourad Oulmi verse 40 826 901 000 DA pour « acquérir un immense terrain à Relizane dont le prix est fixé à 58 274 000 000 DA »; pour le motif apparent de construire une usine. « Des avantages tout aussi énormes lui sont accordés. Ils seront révélés durant le procès 11 mai prochain. Les enquêteurs ont pu relever que l’unité industrielle (l’usine) n’était en réalité qu’une «couverture car toutes les importations étaient revendues en l’état».

On nous fait savoir au final que les combines de l’homme d’affaires ont coûté « un milliard et demi d’euros » aux deniers publics; avec la complicité d’organismes comme l’Andi, Agence nationale de développement et de l’investissement, du CNI, Conseil national de l’investissement et des exportations CKD et SKD, et des hauts responsables de l’époque à l’image de l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, des deux anciens ministres de l’Industrie Youcef Yousfi et Abdeslam Bouchouareb.

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