Devise Algérie

Algérie : Le marché noir de la devise ébranlé, le « Square » sombre

0
marché noir devise square
S'abonner :

Algérie – Le marché noir de la devise, à sa tête le Square Port Saïd d’Alger, ne donne aucun signe de rétablissement, bien au contraire; « cette bourse parallèle » poursuit sa trajectoire baissière sous l’effet macabre de l’épidémie et ses diverses implications cumulatives.

Le cours de change de l’euro et du dollar sur le marché parallèle des devises fortes en Algérie a baissé vendredi; plus d’une cinquantaine de jours après la suspension des liaisons aériennes et maritimes, de sorte que le prix d’un dollar (1$) a atteint 168 unités de notre monnaie nationale, le dinar; tandis que le prix d’un euro (1€) s’est établi à 182 dinars algériens.

Des cambistes du Square Port Saïd à Alger, principale place d’échange de la devise dans la capitale, ont confié au quotidien arabophone Echorouk; la circulation ces jours-ci de rumeurs faisant état de l’effondrement post-pandémique de l’Union européenne; et par conséquent la disparition de sa monnaie unique. Les acheteurs ne voyant plus en l’euro un rempart sûr pour préserver leur richesse financière; se retirent davantage pour laisser la demande plongée encore plus profond.

Le dollar étasunien n’a également pas été épargné par l’effondrement, puisqu’il est tombé (comme signalé ci-dessus) à 168 dinars; après que son prix était équivalent à 189 dinars en mars dernier. Cela dit que ses détenteurs, en cas où cette logique de chute continue à avoir effet; seront confrontés à des pertes colossales qu’ils ne pourront très probablement pas surmonter.

Le marché parallèle de change, frappée récemment, au cours d’avril dernier plus précisément; d’interdiction par les autorités empêchant ainsi l’activité des cambistes du marché noir de la devise et leur occupation de l’esplanade du Square Port Saïd; ne cesse de faire l’objet de multiples facteurs dissuadant même les demandeurs cherchant à acquérir les devises pour les stocker en vue de les revendre après la crise sanitaire.  

Récupération de l’argent du marché noir, un besoin vital

Le gouvernement, a expliqué au quotidien arabophone le député et membre de la Commission des finances de l’APN, El-Houari Tigharsi; a désespérément besoin de nouvelles ressources financières pour faire face à la situation délicate; mais il reste incapable de récupérer les fonds du marché noir de la devise dans les circonstances actuelles en raison de l’arrêt qui le paralyse à présent.

« Si ces fonds intègrent les circuits réglementaires, la crise financière sera largement résolue »; a estimé le parlementaire soulignant que l’un des moyens les plus efficaces pour récupérer  cet argent (environ 6 milliards de dollars) est la numérisation des transactions financières; avec l’abandon des billets et pièces classiques et l’imposition de l’usage des cartes électroniques.

D’autant plus, a signalé l’orateur, que cette phase coïncide avec l’épidémie d’un virus que la monnaie traditionnelle transmet facilement; constituant par là un vecteur des charges virales. C’est une occasion en or qui s’offre aujourd’hui à l’Etat pour contenir le marché noir; en imposant les transactions numériques. Le contexte est donc propice pour aller vers un changement de taille tant attendu et dont l’enjeu est capital.

Article recommandé :  Algérie : Hausse de l’Euro, le marché des devises émerge sur internet

Algérie : Mort du célèbre chanteur algérien Idir

Article précédent

Coronavirus/Algérie : Plusieurs Wilayas décident de fermer les commerces

Article suivant

Lire aussi

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires