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Algérie : Flambée de l’Euro face au Dinar sur le marché noir et officiel

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euro dinar marché noir officiel
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Algérie – Les échos nous parvenant du marché noir des devises depuis quelque temps; font état d’un taux de change parallèle en Algérie sous l’effet stimulateur d’un déconfinement planant à l’horizon.

Effectivement, les taux de change de devises sur le marché noir ont commencé à procurer l’impression d’un retour à la normale. La demande gelée par les avions cloués au sol et les bateaux « scotchés » aux quais des ports commençait; même timidement, à donner signe de vie.

A l’émergence d’une pareille évolution (légère hausse du nombre des acheteurs); de simples « rumeurs » sur un hypothétique déconfinement; impliquant la réouverture des frontières pas si éloignés que cela ont suffit. L’offre, elle, est restée malgré tout limitée.

L’annonce d’un plan de déconfinement progressif en cours de préparation à l’heure actuelle; pour une mise en œuvre qui interviendra le 15 juin a renforcé le penchant naissant du marché parallèle des monnaies fortes pour le redressement. 

Ainsi, un euro valait hier mardi 190 dinars sur la principale surface informelle de change en Algérie; le Square Port Saïd en l’occurrence. Une unité de la monnaie étasunienne, le dollar; était estimée, quant à elle, à 174 dinars.

« Une normalisation » prévue à l’avance par nombre d’observateurs

Pour rappel et dans la foulée de la lutte contre la propagation du Coronavirus en Algérie, soit au cours du mois de mars dernier; la morosité est venue frapper de plein fouet les activités du marché noir de change. Les principales devises ont sombré à des niveaux tarifaires critiques et cela faisait longtemps que ne s’est pas produite une telle immersion dans les bas fonds « infernaux ».

L’immobilité de la sphère informelle d’achat et de vente des monnaies fortes dans notre pays; est un symptôme ayant comme étiologie la rupture des liaisons aériennes et maritimes. Les effets « pathogènes » des voyages suspendus continuaient à paralyser les « affaires clandestines » des cambistes qui ont refusé de vendre à perte; des mois durant.

Mais c’est conjoncturel disaient beaucoup au tout début déjà. Il ne s’agit donc pas d’une « pathologie chronique » qui finira tôt ou un peu plus tard par lui « ôter son âme » au marché noir des devises. Un tel raisonnement tend à dire que l’effet (chute du change parallèle); n’aura plus lieu d’être avec la disparition de la cause (mesures du confinement).

Taux de change du Dinar Algérien face aux devises étrangères, aujourd’hui 03 juin 2020, sur le marché noir (Square Port Saïd)

Devise Achat Vente
Euro 190.00 191.00
Dollar US 172.00 174.00
Dollar Canadien 122.00 123.00
Livre Sterling 213.00 215.00
Franc Suisse 172.00 175.00
Livre Turque 28.00 30.00
Yuan Chinois 18.00 20.00
Rial Saoudien 42.00 44.00
Dirham Emirati 44.00 46.00
Dinar Tunisien 55.00 57.00
Dirham Marocain 13.00 15.00

Chez la Banque centrale d’Algérie, le dinar ne cesse de se dévaluer

Dans les cotations de la Banque d’Algérie de ce mercredi 3 juin, un euro équivaut à 144 unités de notre monnaie nationale. Il s’agit là d’un nouveau record enregistré par la monnaie unique européenne devant la nôtre. 

Un dollar américain se stabilise, quant à lui, à 128,5 dinars. La livre sterling s’échange à 161 dinars. C’est de cette manière que se poursuit dans la sphère officielle la dévaluation du dinar; entamée depuis la conjugaison de la crise sanitaire à celle économique; engendrée essentiellement par le tout récent choc pétrolier. 

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3 Commentaires

  1. Nous sommes tous sur un bateau qui tangue au grès des vents . Les coups nous viennent et nous arrivent de partout. Les mains lourdes qui monopolisent toutes ces devises s’érigent en pouvoir parallèle qui ronge l’économie nationale. C’est ainsi que le montant de devise autorisé sans déclaration douanière est remonté à 5000 Euros.
    Le square Port Said est devenu , par la grâce d’un pouvoir faible ,la banque centrale d’Algérie.

  2. Justement si seulement la presse écrite et audiovisuel et même la presse électronique passer le mot d’ordre entre eux et ne vont plus affichés le taux de change 2 fois par jours ça donnerait moin d’importance à se fléau et ces pourris de cambistes finiront par disparaître, puisque pour le moment ils utilises la presse pour savoir à quel prix vendre ou ne pas vendre sinon je doute fort qu’ils communiquent par téléphone entre eux et ils n’ont pas de bourse pour unifier leurs tarifs, ou sinon le mieux c’est de les avoir par l’intox semé le désordre a la fin c’est pour la bonne cause, donné de faux taux et toujours au plus bas et le château de cartes va s’effondrer.

  3. C’est l’effet de tous ces rapatriements à grande échelle où pas moins de trois campagnies aériennes et maritimes qui se bousculent pour rapatrier des ” français ” qui sont en Algérie , sic.
    Doit on continuer à subir le diktat de ces vautours qui manipulent la devise à leurs guise ? L’Etat est il aussi faible pour ne pas trouver une alternative ?
    L’alternative ? Un taux de change bancaire équivalent au marché parallèle , ce qui “pompera” toute la devise qui circule. Opération ponctuelle durant une année.

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