Algérie : flambée de la pomme de terre.. une enquête révèle les responsables

Algérie – Suite à une enquête menée sur l’augmentation des prix de la pomme de terre, depuis le début du mois de Ramadan passé, les services du ministères de l’Agriculture ont dévoilé la raison principale derrière cette hausse cyclique de ce légume.

En effet, depuis déjà deux (02) mois, la pomme de terre se vend à des prix exorbitants. Ce légume de large consommation a dépassé le prix de 100 DA le kilo au grand dam du citoyen algérien. Pour lutter contre ces abus, le gouvernement a mené des investigations sur la flambée des prix de la pomme de terre en Algérie. 

Effectivement, les pouvoirs publics ont désigné l’acteur principal derrière cette augmentation. C’est ce que rapporte le quotidien arabophone Ennahar. Dans ce sens, la tutelle a déployé des efforts pour découvrir les paramètres de cette hausse. Ils ont révélé que beaucoup de producteurs commercialisaient le produit à des personnes étrangères au domaine de l’agriculture.

Ces personnes hors domaine ont profité des fluctuations importantes de production enregistrées. Les agriculteurs cédaient, en effet, leurs récoltes aux prix de quinze (15) millions de dinars. Cela équivaut à 150 millions de centimes par hectare. Il s’agit de ce que confirme la source médiatique susmentionnée, dans son édition de mardi.

Les agriculteurs craignent la reproduction du scénario des années précédentes

Cherchant un champ d’investissement pour faire un profit rapide, ces intermédiaires ont instauré une augmentation des prix de ce tubercule fortement demandé. Cela au détriment des citoyens à revenus faibles et moyens. Ces derniers ont clairement affiché, leur mécontentement de cette situation, notamment durant le mois sacré de Ramadan.

Selon la même source médiatique, le comportement des agriculteurs revient, en effet, aux pertes enregistrées lors des saisons précédentes. Les prix de la pomme de terre ont connu une chute considérable. Le légume s’affichait alors à 20 DA le kilo, sans être commercialisé. 

Pour mémoire, l’Office national interprofessionnel des légumes et viandes (Onilev) a réagi à cette hausse. L’Onilev a déstocké de grosses quantités de pommes de terre. Cela, au niveau de onze (11) wilayas du pays. Et ce, afin d’éviter la spéculation.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes

error: Contenu protégé