Algérie : fixer le salaire minimum à 5 millions de dinars, suggère le SNAPAP

Algérie – Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a révélé que le salaire minimum ne doit pas être en dessous de 5 millions de centimes de dinars.

En effet, le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a indiqué, à travers un communiqué, qu’il suit de près avec attention et préoccupation l’augmentation des prix des produits nécessaires et son impact sur le pouvoir d’achat du citoyen. De ce fait, selon le SNAPAP, le salaire minimum doit être fixé à pas moins de 5 millions de centimes de dinars en Algérie.

Le même texte nous fournit les détails. Celui-ci est repéré par le quotidien Echorouk. Alors, l’organisation syndicale a précisé que cette déterioration de la situation va avoir de lourdes conséquences. Que ce soit en ce qui concerne l’instabilité des prix. Ou encore les tenants du monopole, de la spéculation et de la manipulation des prix. En particulier, lorsqu’il s’agit des produits subventionnés.

De ce fait, après avoir mené une étude sur le niveau de vie du citoyen algérien, le secrétariat général a soulevé quelques points. Cette étude a révélé, selon les standards de la Banque mondiale (BM), que le seuil de pauvreté est fixé à 1,90 dollar. Soit 7.765 dinars pour une personne par mois. 

Le nombre moyen de personnes dans une famille algérienne est de six (06). Ce qui signifie que le revenu mensuel. Celui d’une famille en Algérie ne doit pas descendre en dessous de 46.720,80 DZD. C’est du moins ce qui ressort des données de la BM. 

Algérie : « le salaire minimum de 20.000 DA est l’un des plus faibles en Afrique » 

En outre, dans le même communiqué, le SNAPAP soutient que le salaire minimum garanti en Algérie, qui est fixé à 20.000 DZD, fait partie des salaires les plus faibles en Afrique. Sachant que cela correspond à 147 dollars, selon le taux de change officiel. De ce fait, l’étude a souligné que le seuil minimal en Algérie serait de 50.000 dinars par mois.

Il est à noter que le syndicat a affirmé à maintes reprises qu’il serait judicieux de réviser les salaires. En particulier, le salaire minimal pratiqué en Algérie. D’autant plus à cette période. Celle où la crise sanitaire provoquée par la pandémie de la Covid-19 a fait des ravages sur le plan économique.

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