Algérie : La finance islamique pour relancer l’investissement agricole ?

Algérie – Le vice-président de la chambre nationale d’agriculture, Rabah Ould Attar, appelle à l’insertion de la finance islamique pour financer les projets à caractère agricole.

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Effectivement, Rabah Ould Attar réclame l’adaptation, dans le secteur agricole en Algérie, de la formule de finance conforme aux préceptes de la religion islamique. C’est ce que rapporte La Patrie News, ce 14 avril 2021. Des réflexions traitent de ce sujet, cependant aucun avancement n’a pu survenir à cet égard. « Aujourd’hui aucun projet n’y est inscrit », déplore le responsable.

Le président de la chambre d’agriculture de Ghardaïa a signalé la nécessité de fédérer les compétences et les ressources. Chose qui, selon lui, aidera à trouver des solutions. Cela, encouragera alors l’investissement agricole conformément à la charia. Il ne faudrait, d’après l’orateur, que s’inspirer de ce qui est en vigueur en la matière dans les autres secteurs. Il évoque, dans ce sillage, les logements (immobilier) et les véhicules (automobile).

L’intervenant donne aussi l’exemple d’autres produits concernés par le financement bancaire islamique. L’alternative islamique s’impose, dit-il. D’autant plus que plusieurs agriculteurs et investisseurs témoignent de leur opposition au financement traditionnel. Ils rejettent le crédit bancaire classique. Ce refus émane de sa non-conformité à la loi islamique. Là encore, il s’agit de ce que soutient le vice-président de la CNA.

Solution de financement : financement par le crédit-bail

Plus loin, le même responsable a assuré que l’éradication de toutes les entraves institutionnelles et les difficultés bureaucratiques, notamment au foncier, permettra assurément de mener d’autres engagements. D’autre part, Cherif Benahbilés, DG de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA), a suggéré d’inclure la formule de crédit-bail.

Celui-ci servira, de son avis, au financement des investissements agricoles. Il s’agit d’un contrat de location qui permet à une société de profiter d’un bien pendant une période déterminée sans en être le propriétaire. « Cette formule apportera une plus-value importante », ajoute la même source. 

 Il est à noter que les banques et les établissements financiers islamiques proposent des produits, répondant à l’éthique islamique et encourageant l’investissement productif et le partage des risques et des profits. Ils prohibent le recours au taux d’intérêt et aux produits de taux et les remplacent par une marge commerciale fixe.

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