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jeudi, 18 juillet 2024
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Algérie : La finance islamique peut récupérer l’argent du marché parallèle ?

Publié le

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Algérie – Dans l’espoir de récupérer l’argent du marché parallèle, et après plusieurs tentatives infructueuses, le gouvernement algérien a eu recours à la finance islamique. Celle-ci donnera-t-elle du fruit ? Ce que disent les experts.  

Récupérer l’argent circulant dans le marché parallèle et inciter les citoyens à bancariser leurs fonds, tel est le défi de taille que doit relever la finance islamique en Algérie. Après quelques mois du lancement des produits islamiques, la fameuse question se pose encore une nouvelle fois. La finance islamique pourra-t-elle fermer le robinet de l’informel offrant l’Algérie son objectif rêvé depuis plusieurs années ? 

Dans un article paru ce mardi 29 décembre sur le quotidien généraliste El Watan, plusieurs réponses à cette question, quasiment unanimes, ont été apportées. En effet, de nombreux spécialistes sont revenus sur ce sujet après des mois du lancement de cette initiative afin d’évaluer les premiers résultats de la finance islamique. Il faut dire que la tâche n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. 

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Cela puisque, ce sont, approximativement, plus de 50 milliards de dollars dans le jeu. Le président de la Confédération algérienne du patronat citoyen, Sami Agli en l’occurrence, avance un nombre encore beaucoup plus élevé. Il s’agit, selon lui, de 60 milliards de dollars. En définitive, ces sommes colossales circulant dans la sphère informelle doivent être récupérées par la finance islamique.   

Finance islamique : Un lancement réussi à la BNA ? 

Commençons par la toute première banque qui a commencé à commercialiser des produits de la finance islamique, qui n’est autre que la Banque nationale d’Algérie. Le chargé de la BNA, Smaïl Chalal en l’occurrence a affirmé que des milliers de citoyens ont déjà ouvert des comptes liés à la finance islamique. Il se dit satisfait et estime que cette première étape est déjà une réussite. Toutefois, il est encore tôt pour tirer des conclusions, souligne-t-il. 

D’après le média francophone, les banques n’ont pour l’instant pas avancé des chiffres attestant l’afflux des citoyens sur les produits islamiques. Notons que la BNA commercialise neuf (09) produits. Elle a de même tenu à élargir son réseau. Aujourd’hui, elle compte 64 agences offrant des produits dits islamiques, conformes aux concepts de la charia. 

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Finance islamique : Des anomalies et des solutions d’experts

Pour le spécialiste des questions économiques, Yacine Ould Moussa, la finance islamique ne peut affecter l’économie nationale que timidement. Il explique pour souligner qu’elle ne finance que les petites opérations qui sont souvent rentables. Selon lui, la finance islamique ne prend pas le risque d’aller pour des projets d’investissements importants. Dans le même ordre d’idée, l’intervenant a pointé du doigt la non-vérification des fonds déposés.

Majdi Chaabouni, managing partner auprès d’un cabinet international spécialisé en finance islamique suggère aux banques de proposer des produits plus attractifs. Selon lui, la finance islamique pourrait récupérer entre 10% à 13% de l’argent du marché parallèle de cette façon. Chaabouni a tenu à expliquer sa vision des choses en donnant davantage d’informations. 

D’après lui, les banques doivent réfléchir à prendre des risques avec leurs clients. À ses yeux, partager les risques avec les petites ou moyennes entreprises pourrait capter l’intérêt des investisseurs. Il poursuit pour souligner que les banques doivent obligatoirement instaurer la confiance avec leurs clients. Cela, afin que ces derniers y injectent leur argent. 

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