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Algérie : Une femme obtient le BAC à l’âge de 70 ans (image)

Algérie – Une grand-mère, devenue sur les réseaux sociaux actuellement un symbole emblématique de la femme forte de caractère qui ne baisse jamais les bras devant rien, a obtenu son BAC à l’âge de soixante-dix (70) ans, et cette année elle décroche son diplôme de la Faculté de Droit de Mostaganem dans l’ouest de l’Algérie.

La photo de Yamina Dahmoune, la séniore qui a eu son BAC alors qu’elle était déjà octogénaire, devient virale sur la toile en Algérie, et sur le cliché on distingue la femme, fraîchement diplômée de la Faculté de Droit de l’Université de Mostaganem, à un âge supérieur à celui de soixante-dix (70) ans, dans une toge universitaire qu’on dit appartenant à l’une de ses petites-filles.

Pour la remise de diplômes donc, Hajja Yamina a emprunté à sa petite-fille sa robe universitaire et un chapeau. Nombreux les internautes qui ont repris son parcours sur leurs comptes et pages. La finalité de ce partage sur les diverses plateformes virtuelle consiste, pour beaucoup, à raconter la prouesse de cette femme respectable et inspirante.

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Dans la vie, l’ascension vers la réussite et la gloire est fréquemment semée d’embûches. Des codes sociaux rigides, voire figés, inhibent le potentiel d’innombrables personnes. Peu d’entre elles parvient à s’en détacher des préceptes arbitraires profondément ancrés dans l’inconscient collectif.

La grand-mère diplômée : Une belle leçon pour les femmes algériennes

Qui a dit qu’au «troisième âge» on ne peut apprendre ni un art, ni une langue, ni une discipline scientifique, ni même s’initier à la philosophie ou à la littérature ? Ou comme dans le cas de l’algérienne Yamina Dahmoune, étudier le droit et exercer l’un de ses métiers.

La sagesse de la grand-mère, qu’elle est, ne pourrait que lui être un atout formidable dans ce domaine. Nous avons pendant longtemps stigmatisé les gens de cette tranche d’âge. Certains voient même en eux un fardeau sur la société. Les maisons de retraite gouvernementales regorgent d’eux. On les retrouve également livrés à eux-mêmes dans la rue.

Une vie professionnelle qui débuterait à l’âge habituel de la retraite ?

Par son admirable exploit, Yamina Dahmoune démontre que parfois ce sont les postulats d’ordre social qui bloquent les gens et empêchent leur émancipation. Ce sont ces limitations irrationnelles qui en fait les séparent de leur épanouissement. Peu importe d’ailleurs l’âge, le sexe ou autres critères de différenciation.

Nous présumons alors que la nouvelle diplômée entamerait une carrière professionnelle, à cet âge largement au-dessus de celui du départ à la retraite. En l’absence d’éléments concrets en notre possession, nous ne pouvons que spéculer sur son avenir pour l’instant. D’ici là, beaucoup s’émerveillent : Quel destin fabuleux et atypique !   

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