Algérie : l’examen de cinquième (5 AP) remplacé par « un examen d’évaluation » ?

Éducation – Après la suspension de l’examen de cinquième, le secteur de l’éducation prévoit la mise en place d’un examen d’évaluation, en Algérie. On vous dévoile tous les détails dans ce numéro du 15 septembre 2022. 

Alors que la rentrée scolaire en Algérie approche à grands pas, le débat tourne autour de l’examen de cinquième. Puisqu’un examen d’évaluation remplace l’examen de fin de cycle primaire annulé suite à la note ministérielle de novembre 2021. Selon Echorouk, le Syndicat indépendant de l’éducation plaide pour la mise en avant d’un examen formel pour l’évaluation des écoliers.

Mais à condition que celui-ci ne soit pas programmé en fin d’année scolaire au niveau de tout le territoire national. De quoi permettre la mise en fin du phénomène de gonflement des notes et la réduction du taux de redoublement au niveau de la 1ʳᵉ année moyenne. En fait, le chef du Syndicat indépendant des travailleurs de l’éducation et de la formation, Boualem Amora, souhaite le retour à l’ancien système.

Dans une déclaration audit média, ce dernier a fait savoir l’importance de reprendre le système de six (06) ans au primaire. Tout en mettant en place un examen formel pour les élèves en fin de cycle primaire en vue d’établir une évaluation de leurs connaissances. Ainsi, les enseignants ne pourront pas gonfler les notes. Selon Echorouk, le nombre d’écoliers ayant refait l’année au collège (Alger) a atteint les 120 élèves.

La nouvelle approche quant à l’examen de fin de cycle au primaire

En effet, Boualem a affirmé qu’être au CEM implique que l’élève soit en mesure de lire et d’écrire. Cependant, les réformes de 2003 concernant l’examen de cinquième n’ont donné aucun fruit. Ce qui explique les résultats catastrophiques des collégiens durant le premier trimestre au collège d’enseignement moyen.

De plus, le responsable en question propose la mise en place d’un examen pour évaluer les connaissances des élèves. Et ce, en l’unifiant au niveau de la wilaya, à l’exception de ne pas l’organiser à la fin de l’année scolaire. Mais plutôt à la fin de chaque trimestre. Et pour cause, cette approche permet de contrôler et d’assurer le déroulement de l’examen en toute transparence.

Boualem Amora a, par ailleurs, fait allusion à l’établissement d’une concurrence entre les élèves d’un même district. Lors de sa déclaration à ladite source, il a exigé l’unification du processus de correction des copies suivant certains critères. Notamment, l’enseignant correcteur ne doit pas corriger les copies de ses élèves. De quoi éviter les accusations concernant le gonflement des notes par ces mêmes enseignants.

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