Algérie : Essence, Diesel.. Les nouveaux prix du carburant en détail

Algérie – L’augmentation des prix du carburant est officiellement entrée en vigueur avec la publication de la Loi de finances complémentaire (LFC 2020); dans le Journal officiel (JO). Voici les nouveaux tarifs appliqués en Algérie.

Les stations-service et pompes à essence réparties sur l’ensemble du territoire national adopteront dorénavant les nouveaux tarifs du carburant. L’augmentation des prix du carburant en Algérie est la conséquence directe de la hausse des Taxes sur les produits pétroliers (TPP). Cette décision fiscale est contenue dans la LFC de l’année en cours.

Ainsi le prix de l’essence a augmenté de 3 dinars et celui du diesel de 5 ​​dinars. L’essence normale est ainsi portée de 38,94 dinars à 41,94 dinars. Le prix de l’essence super, quant à lui, devient 44,97 dinars au lieu de 41,97 dinars. L’essence sans plomb est ramené de 41 dinars pour atteindre 44 dinars. Le prix du diesel est de 28,06 dinars après qu’il était auparavant à 23,06 dinars. 

Il convient de rappeler que la LFC 2020 s’appuie sur un prix de référence du pétrole réduit à 35 dollars le baril. Le prix prévu a également reçu l’approbation des parlementaires de l’Assemblée populaire national (APN). Une pareille diminution a été imposée par le récent choc pétrolier ayant ébranlé le marché mondial des hydrocarbures et secoué les pays producteurs à l’image de l’Algérie.

Prix du carburant en Algérie : Les consommateurs « dirigés » vers le GPL ?

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, avait défendu l’augmentation des prix du carburant approuvée dans la LFC 2020. Le responsable avait assuré que l’impact de la hausse serait limité sur le coût d’exploitation des véhicules. Mais elle permettrait de contourner le gaspillage de cette denrée essentielle, à savoir le carburant.

Afin de démontrer, l’orateur a cité une étude élaborée par le ministère des Travaux publics sur l’incidence de ces augmentations. Le membre de l’Exécutif a affirmé dans ce sillage que ces dernières « ne représentent que 5 % pour le diesel et 3 % pour l’essence ».

En outre et selon les mêmes propos, cette augmentation « réduirait la surconsommation de ce matériau de base ». Elle réduirait aussi « le volume du soutien indirect de l’État pour ce produit. Cela inciterait également les consommateurs algériens d’aller vers l’usage du Gaz de pétrole liquéfié (GPL) ». D’ailleurs celui-ci a été épargné par la hausse des TPP.

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