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mardi, 25 juin 2024
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Algérie : L’endettement extérieur pour sauver les réserves de changes en devises ?

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Algérie – L’expert en économie et directeur de la société en conseils stratégiques SL Finances, Rachid Sekak en l’occurrence, plaide pour un endettement extérieur productif et rentable pour faire face au trou d’air dans les réserves de changes en devises. 

Rachid Sekak a été convié, ce 18 mars 2021, à l’émission hebdomadaire du Soir d’Algérie, intitulée « LSA direct ». Il s’est exprimé sur la récession économique que subit le pays, notamment après la chute des cours du pétrole. Le spécialiste a alors profité de son passage pour donner sa lecture de la sortie de crise. Il plaide alors en faveur de l’endettement extérieur pour sauver les réserves de changes en devises en Algérie. 

En préambule, le directeur de la société SL Finances a remis en question le paradigme économique actuel. Il a souligné la nécessité d’élaborer de nouvelles alternatives dans la mesure où le système actuel a démontré son incapacité à fonctionner de la même façon qu’il le faisait dans un passé lointain, dit-il

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| Lire aussi : Algérie : L’endettement extérieur pourrait pallier l’insuffisance financière ?

Devant l’ampleur de la crise financière engendrée par la pandémie sanitaire liée à la Covid-19, Rachid Sekak a exploré de nouvelles perspectives. C’est dans ce sens qu’il a évoqué le recours à l’endettement extérieur. Ce système économique permet, stipule-t-il, d’atténuer l’amenuisement rapide de nos réserves de change.  

Il a rappelé que celles-ci sont passées de 195 milliards au début de l’année 2014 à 40 milliards en ce moment. Un bilan extrêmement lourd à ne pas prendre à la légère, prévient-il en outre. L’intervenant juge que la dette ne doit pas être perçue comme une régulation politique. « Cette dernière doit être encaissée comme n’importe quel autre instrument », explique l’invité de l’émission « LSA direct ». 

| Sujet connexe : Algérie : « Libéralisation de l’économie à grande échelle », la proposition d’un expert

Cependant, Rachid Sekak profile une importante réflexion éthique pour redresser l’État social à l’épreuve d’une crise financière intense. L’intervenant précise alors que le recours à l’endettement extérieur va indubitablement contribuer à opérer un ajustement budgétaire. Celui-ci amènerait, selon le locuteur, à réduire les coûts sociaux sans pour autant l’abolir.   

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« Le coût social est inévitable. Il est le fruit de la gabegie économique de ces dernières années », fait-il savoir. Le spécialiste en sciences financières affirme que l’endettement extérieur ne pourra pas suppléer à la planche à billets. Les déficits budgétaires de l’Algérie sont tellement élevés que cette théorie ne pourra couvrir que l’équivalent d’un an d’exportation. 

En définitive, Rachid Sekak insiste qu’il faut savoir discerner entre deux catégories de créances et faire en sorte d’en choisir la plus adéquate. C’est-à-dire, celle qui crée de l’emploi, qui fait de la croissance et qui augmente les exportations.

C’est ce qu’a mis en avant le directeur de SL Finances avant d’assurer d’une chose. Il a précisé donc que si on ne procède pas rapidement à un rééquilibrage macroéconomique, nous irons inévitablement dans l’impasse.

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