Algérie : La triste réalité du chômage au temps du Coronavirus

Algérie – Un article du PST, Parti socialiste des travailleurs, publiée sur la Revue politique virtuelle A l’encontre, parle d’une Algérie confrontée aujourd’hui au marteau du Coronavirus d’une part, et l’enclume du chômage et de la misère sociale d’autre part.

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La propagation rapide du nouveau Coronavirus Covid-19 va entre-autres amplifier « l’épidémie » du chomage en Algérie, accentuant ainsi la misère et les inégalités sociales; affirme l’auteur du texte qui, pour concrétiser ses propos, prend appui sur les chiffres officiels de l’OIT, Organisation mondiale du travail; révélant que 61,2% de la population active à travers le Globe; c’est-à-dire 2 milliards de travailleurs, ont un emploi informel, et de ce fait dépourvus de la moindre protection.

Dans les pays dits en voie de développement, à l’image de l’Algérie, aux économies vulnérables et peu diversifiées, la situation s’annonce beaucoup plus tragique. Ces pays tiers-mondistes ont des marchés de travail dominés par « l’emploi privé et précaire »; indique notre source. D’après l’ONS, Office national des statistiques, le secteur privé emploie 63% de l’ensemble des travailleurs de la population active du pays. Autrement dit, du total des 11,04 millions de travailleurs que compte la masse salariale algérienne; ce sont 6,95 millions à avoir un employeur privé.

Une investigation plus ancienne du même organisme démontre que le taux de la population active, englobant la catégorie majoritaire qu’on vient d’évoquer aux côtés des 37% restant; à savoir les 4,09 millions de travailleurs employés par la fonction publique, soumis à un statut précaire dépasse les 35%. 

Ceux-ci sont à actuellement sans revenus et sans épargne leur permettant de surmonter les semaines ou mois à venir. Ils risquent, en cas où la crise économico-sanitaire persiste et s’intensifie de sombrer dans le dénuement total. Les chômeurs/demandeurs d’emploi, quant à eux, n’ont qu’à continuer de patienter; car les rares postes, même ceux de la santé, initialement offerts sont à présent bloqués.

Le PST mécontent. Il formule des propositions :

Devant ce chômage à caractère « pandémique », car menaçant de s’étendre d’une manière « virale »; le gouvernement se montre, selon le document paru sur A l’encontre, plutôt passif. Les dirigeants algériens, explique le parti de gauche, s’abstiennent d’engager les dépenses publiques adéquates; pour secourir les victimes de leur propre structure économique.

Le tissu économique déjà fragile subit des ondes de choc violentes. Les PME, petites et moyennes entreprises et les PMI, petites et moyennes industries; notamment celles liées par des contrats de sous-traitance avec les grandes sociétés sont les plus impactées; et par conséquent leurs salariés sont les plus exposés au licenciement.

Le PST, et face aux failles qu’il a constaté, invite toutes les forces militantes à œuvrer pour interdire tout licenciement économique; payer l’intégralité des salaires des travailleurs confinés (libérés) en maintenant leur congé annuel, octroyer des indemnités à tous les journaliers; travailleurs indépendants et précaires, de tous les domaines de l’activité professionnelle, tout en dissuadant les patrons de continuer à faire travailler leurs employés dans des secteurs non essentiels, et cela en usant de moyens coercitifs; allant jusqu’à la sanction d’emprisonnement et nationalisation de l’entreprise concernée.

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