Algérie : des écoles primaires transformées en marchés ? L’enquête est ouverte

Algérie – Après avoir entamé une visite d’inspection, la délégation du ministère de l’Éducation nationale a décelé un nouveau phénomène relatif à la vente illicite de livres parascolaires au sein de plusieurs écoles primaires. 

En dépit des dénonciations, cette pratique totalement factieuse a pris de l’ampleur. Au point que tout au long de cette année scolaire 2020-2021, un marché de vente des annales d’examens n’a pas manqué de se constituer. Cela dans plus d’un établissement d’enseignement. La Commission d’inspection du ministère de l’Éducation, en Algérie, a réussi à dépister ces points de vente dans plusieurs écoles primaires.  

C’est une affaire à peine croyable qui s’est déroulée, pendant plusieurs mois, au sein de dix (10) écoles du premier cycle. Elle a eu lieu au niveau de la wilaya de Batna. C’est ce que relate Ennahar dans son édition d’hier dimanche. Cette commercialisation illicite n’a pas eu besoin d’un coup de pousse publicitaire pour se développer.

Contrairement à ce que laisse penser ce récit, la loi ne permet pas d’occuper sans autorisation un espace public pour vendre. D’autant plus qu’elle interdit strictement les pratiques commerciales dans l’enceinte des écoles, en milieu scolaire. C’est justement ça qui a provoqué l’ahurissement des parents d’élèves entre autres.

Dans le but de garantir une place sans la moindre crainte et se faire un nom, le principal intéressé s’est procuré une attestation officielle. Une autorisation d’exercice des ventes de livres lui a en effet été octroyée par le directeur de l’Éducation de la capitale des Aurès.  

Un marché de livres illicitement implanté au cœur des primaires en Algérie à des prix exorbitants

Cette pratique prohibée a suscité l’étonnement et l’indignation de beaucoup d’avis qui la jugent absurde. L’incompréhension totale n’a toutefois pas découragé les parents d’élèves et les instances éducatives de la wilaya de Batna. Ils étaient nombreux à dénoncer les faits. Ce commerce, fulminent certains d’entre eux, pouvait constituer une réelle menace pour le niveau scolaire des apprenants de primaire. 

La Commission d’inspection du ministère de l’Éducation nationale a levé le voile sur de nombreux problèmes majeurs. L’inspection a effectivement révélé que l’ensemble des livres parascolaires se vendaient trois fois le prix auquel ils sont proposés ailleurs. Cela au sein d’environ dix (10) établissements scolaires. 

De surcroît, l’institution chargée de la mission d’inspection a découvert la présence d’une attestation d’un emploi hors-la-loi. Un travail qui se pratique d’ordinaire de manière dissimulée. D’après de nombreux témoignages, le problème est dû au manque d’expérience professionnelle du directeur de l’Éducation

Avant sa mutation au poste actuel, le responsable ne se chargeait que de 90 établissements scolaires de la région d’Illizi. Tandis qu’il se retrouve actuellement avec près de 1.000 écoles sous son entière responsabilité. Aucun détail n’a cependant été révélé à propos d’éventuelles sanctions. C’est ce que mentionne en outre la source médiatique.      

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