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Algérie : Les écoles privées appellent à une reprise des cours

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Algérie – Les établissements d’enseignement privés soutiennent la reprise des cours dès l’atténuation de la crise épidémique. Ils insistent sur une reprise soumise à la mise en place des dispositifs appropriés afin de protéger l’ensemble des enseignants et des élèves.

En effet, les derniers rapports des écoles privées, soumis au ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Ouadjaout; ont révélé la volonté de ces établissements à reprendre les cours dès la sortie de crise, dans le but de sauver l’année scolaire malgré les deux mois d’études suspendus; en raison de la propagation de l’épidémie du Coronavirus en Algérie.

Ainsi, les établissements d’enseignements privés ont suggéré une reprise des cours en Algérie en mettant en oeuvre toutes les mesures de prévention nécessaires dans le but de ne pas confronter les élèves ainsi que le corps des travailleurs (enseignants et personnel administratif) à un risque de contamination.

Se basant sur le principe d’accorder la priorité selon le niveau, une des propositions consiste à allouer; un jour par semaine pour chaque niveau d’enseignement, et ce à partir de la première année du primaire jusqu’à la deuxième année du secondaire, à l’exception des classes d’examen, 5e – BEM – BAC; qui se verront attribuer des heures d’études supplémentaires pour les préparer pédagogiquement et psychologiquement; à passer et à réussir leurs examens scolaires.

Selon les mêmes documents, les élèves d’une seule classe seront répartis en trois groupes dans trois salles de classes différentes; tout en respectant le dispositif de distanciation sociale et ce en leur attribuant des places espacées, par précautions supplémentaires; au cas où le virus circulerait au sein de l’établissement. Cette procédure s’inscrit dans un cadre préventif mais elle permet également aux parents d’élèves d’être rassurés; par rapport à la santé de leurs enfants. 

Une question qui « divise » la famille éducative

Il est évident que si ces établissements privés veulent absolument reprendre les cours, bien que la situation sanitaire ne soit pas tout à fait rétablie, et que le risque ne soit pas épargné; c’est surtout parce que ces derniers se retrouvent dans une situation financière délicate. Ils seront certainement appelés à rembourser aux parents les frais liés aux inscriptions; en cas de prolongation du confinement et de la suspension des cours.

En parallèle, la majorité des syndicats autonomes refusent catégoriquement la proposition de reprendre les cours une fois l’épidémie dépassée; estimant que pour être certain que le virus a disparu et ne risque pas de provoquer une seconde récidive; il faut attendre plusieurs mois avant de se prononcer.

Pour leur part, calculer la moyenne des premier et deuxième trimestres suffirait comme carte de passage au niveau suivant; cinquième et brevet d’enseignement moyen y compris. Concernant l’examen du baccalauréat, les syndicalistes libres ont encouragé son report jusqu’au mois de septembre.

Dans ce sens, le ministre de l’Éducation s’est adressé ce 27 avril à la famille éducative; où il a affirmé la nécessité de consulter les partenaires sociaux et qu’il rencontrera 23 syndicats indépendants et associations des parents d’élèves; afin de trouver un terrain d’entente et de sauver l’année scolaire 2019/2020 mise en péril par la pandémie du Coronavirus.

Par ailleurs, il a confié que la reprise ou non des cours; dépendra de l’évolution de l’épidémie et que pour l’instant l’étude, de plusieurs scénarios possibles, est en cours, notamment suite à la prolongation du confinement sanitaire en Algérie pour jusqu’au 14 mai prochain.

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