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Algérie : Vers l’émergence du e-commerce à l’heure du confinement ?

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Algérie – L’insuffisance de notre modèle commercial traditionnel est censé, lors de ce confinement, revêtir plus de clarté dans l’esprit de nos dirigeants qui restent réticents vis-à-vis de l’établissement d’un cadre favorable à l’émergence du e-commerce (commerce électronique) en Algérie.

En réalité, qu’il y ait ou non question de pandémie du Coronavirus, la mise en place des nouvelles technologies dans le domaine des opérations économiques, transactions financières et échanges commerciaux ainsi que leur promotion auprès de la population « devront nous faciliter la vie »; affirme le spécialiste des nouvelles technologies, Iheb Tekkour, dans un entretien accordé au quotidien national El Watan.  

Cependant, la crise sanitaire actuelle imposant des mesures de restriction des déplacements des personnes et marchandises, faisant ainsi tourner au ralenti la circulation des biens et services, représente une conjoncture hors du commun qui devrait aider le gouvernement; à d’une part saisir l’importance cruciale que s’accapare la sphère digitale dans la vie des hommes, dans un monde constamment numérisé et d’une autre, le faire saisir également à son citoyen moyen qui est dans un état d’ignorance identique au sien; précise l’orateur.

Par ailleurs, la pratique de vendre et d’acheter en ligne relève en premier lieu d’une culture, une mentalité, avant qu’elle soit une technique, que l’algérien peut acquérir en se formant, sous réserves d’aptitudes personnelles qui ne lui fassent naturellement pas défaut et puis une structure d’innovation nécessitant d’être organisée et réglementée.

Le paiement en ligne, pilier du commerce électronique

Il est en effet inconcevable de parler d’e-commerce sans évoquer l’e-paiement. Mis à part quelques expériences timides, à l’image des cartes CIB et Edahabia, cette fonctionnalité demeure primaire chez nous. Juridiquement, la loi d’avril 2018, venue soi-disant améliorer les choses, confond outrageusement le commerce classique, avec celui électronique. « L’on voit bien qu’elle a été élaborée par des bureaucrates qui n’ont jamais exercé dans le domaine »; constate amèrement Tekkour. 

En sus et toujours à la lumière du retard enregistré, les institutions bancaires qualifiées de rigides et méfiantes sur ce registre, sont elles aussi montrées du doigt, du fait par exemple qu’elles procèdent à un rythme exagérément lent à la fourniture aux commerçants; qui le désirent par volonté de se conformer aux exigence de la loi, « de l’équipement en terminaux (TPE) pour le paiement par carte bancaire ». 

En guise d’astuce de relancement, le jeune entrepreneur passionné de TIC et fondateur du site Guiddini, Mourad Mechta, avec qui s’est entretenu notre source; pense qu’entre autres l’accord « d’avantages fiscaux et parafiscaux » offrirait la possibilité aux e-commerçants « de proposer des produits ou des services à des prix avantageux », et inciteraient par la même occasion la clientèle à se diriger plus fréquemment vers l’e-paiement.

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