Algérie : Dr. Sanhadji répond à toutes les questions sur le Coronavirus

Algérie – Kamel Sanhadji, directeur de recherche à hôpital lyonnais E. Herriot, et directeur du CRSP de Constantine, Centre de recherche en sciences pharmaceutiques, a survolé le thème de la pandémie du Covid-19, nous offrant à l’occasion une vue panoramique du phénomène.

Le professeur des universités a en effet délivré, dans l’entretien accordé au quotidien national Le Soir d’Algérie; les réponses actuellement disponibles aux interrogations les plus cruciales et les plus couramment posées; au sujet du nouveau Coronavirus responsable de la crise sanitaire sévissant dans le monde, depuis un peu plus de trois mois maintenant.

Le spécialiste a affirmé que jusqu’à présent, jour de l’entretien en l’occurrence, mené au début de la matinée du 4 avril 2020, 1.118.921 de personnes éparpillées sur 181 pays; « se sont révélées positives au Covid-19 ». Le processus contagieux continue d’accélérer son ascendance. C’est vrai qu’un ¼ de la population infectée s’est déjà rétablie; mais l’indicateur le plus significatif, à savoir le nombre de contaminés admis quotidiennement en réanimation; montre par son degré élevé, que le fléau épidémique « bat toujours son plein ».

L’Algérie, à l’image des autres pays du monde, mis à part la Chine; « est prise dans le même tourbillon de la progression exponentielle » du bilan épidémiologique, et doit de ce fait, et compte tenu de son système de santé qui accumule des décennies de retard; opter rapidement pour le confinement strict, si cela est conforme à sa volonté, car il existe une seconde option; c’est-à-dire l’immunisation naturelle.

Origine et somme symptomatique

Le virus découvert en décembre 2019 à Wuhan fait partie de la famille des Coronavirus, composée d’une cinquantaine d’agents viraux animaliers, dont sept sont mystérieusement passés à l’Homme. Parmi ces derniers, le SRAS-Cov-1, prédécesseur du SRAS-Cov 2; qui de nos jours provoque la maladie hyper contagieuse du Covid-19.

Le professeur Kamel Sanhadji a noté qu’une étude chinoise récente affirme que le SRAS-CoV-2; qui est dépourvu d’un système de correction d’erreur, a développé, grâce à ses facultés de mutation, deux « souches distinctes : la souche S (celle d’origine qui représente 30% des cas) et la souche L, plus agressive et représentant 70% des cas ».

Le SRAS-CoV-2, est un virus doté d’un grand ARN, et passe difficilement à travers les filtres à cause de sa taille plus grande par rapport à d’autres agents infectieux, et sa transmission interpersonnelle s’effectue par les voies respiratoires; dans le cadre de contacts étroits. Le virus résiste aussi sur les différentes surfaces, par lesquelles il peut transiter vers l’organisme humain en cas de contacts tactiles. Par contre, « aucun autre mode de transmission n’a, à ce jour; été identifié comme l’air ou l’eau ».

Les signes des symptômes sont, d’après l’analyse évoquée par le chercheur et élaborée par l’OMS sur les manifestations symptomatiques de près de 56.000 cas chinois d’infection au Coronavirus Covid-19; comme suit selon un ordre décroissant en matière de fréquence : « fièvre, toux sèche, fatigue, expectorations ou flegme épais des poumons, essoufflement, douleurs osseuses ou articulaires, maux de gorge, maux de tête, frissons  nausées ou vomissements, nez bouché, diarrhée; toux de sang et yeux gonflés ».

« Les formes de la maladie Covid-19 » varient alors entre le simple rhume, et des troubles plus sévères se traduisant « par une détresse respiratoire; une insuffisance rénale aiguë ou encore une défaillance multi-viscérale potentiellement fatale ».

Détection, thérapeutique et perspectives de vaccin

Le dépistage se fait par un test appelé PCR, et est « effectué sur un prélèvement dans la partie haute du nez à l’aide d’un long coton-tige. « Le résultat est obtenu au bout de 3 à 5 heures » et par un second test sérologique, nommé ELISA; et « permettant de rechercher les anticorps contre le virus » et « de signer l’ancienneté de l’infection »; mais vu sa nouveauté il « n’est pas encore validé par les instances sanitaires internationales ».

Un troisième pas plus validée que le sérologique, existe et utilise « le scanner pulmonaire ». Cet examen une fois validé; serait intéressant pour pallier la pénurie mondiale des kits servant de réactifs au test PCR ».

Deux essais cliniques internationaux, Solidarity et Discovery; chacun avec ses particules propres, sont en cours d’expérimentation sous l’égide de l’OMS; tandis que le protocole thérapeutique basé sur la Chloroquine est en usage, et celui-ci « est bien fondé »; si l’en croit les mêmes propos. Quant aux perspectives d’un vaccin, toutes leurs pistes, y compris celle du BCG, vont mettre jusqu’à 18 mois avant de concrétiser un éventuel résultat. 

Les affirmations de Kamel Sanhadji nous conduisent à conclure que pour l’instant, le confinement total et général; de préférence le plutôt possible, idéalement comme l’a fait la Chine; mais surtout pas tard comme les italiens, reste la seule solution en l’absence d’un traitement, préventif, et/ou curatif. Par conséquent, l’Algérie doit s’empresser à durcir le confinement de sa population.

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