Algérie : Dépistage de masse face au Coronavirus ? Benbahmed répond

Algérie – L’Algérie a été contrainte de s’orienter vers le confinement, au lieu d’opter pour le dépistage de masse, comme c’est fait dans bon nombre de pays. Le ministre délégué à l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, expose les motifs de ce choix forcé.

Afin « d’obtenir un test fiable, il fallait au préalable décrypter le gène » du nouveau Coronavirus, Covid-19, explique Benbahmed dans un entretien accordé au quotidien national Liberté; dans son numéro du 5 avril, et puis laisser aux « Instituts Pasteur et les laboratoires internationaux » le temps qui leur est indispensable pour la création de « l’amorce permettant de détecter l’agent infectieux sur le PCR avec des réactifs particuliers »; a-t-il fait savoir.

Hors que l’Algérie n’est pas un pays producteur de ces derniers, se désole le ministre délégué. Nous avons bon disposer des « moyens financiers », nécessaires à l’acquisition de ce type d’équipements, mais malheureusement en vain. En effet, les réactifs demeurent inaccessibles en raison de leur indisponibilité sur le marché mondial, car l’ensemble des pays « qui les produisent » ne les destinent nullement à la vente. Par conséquent, notre recours au « dépistage de masse » se révèle inenvisageable.

L’absence de réactifs, d’amorces, et de laboratoires formés progressivement et à l’avance en matière de tests virologiques; rend obsolètes les PCR que nous avons en notre possession, peut-on saisir des dires du membre du gouvernement qui ajoute dans ce sens que les Coréens leur ont proposé; en compensation des réactifs qu’ils sont également incapables de fournir des tests sur des appareils dont hélas l’Algérie ne dispose quasiment pas.  

Quid des performances de dépistage ?

Effectivement et après avoir souligné le caractère hypercomplexe d’une situation piégée d’obstacles et difficile à désamorcer, le premier responsable de l’Industrie pharmaceutique algérienne a déclaré à notre source que « nous sommes quand-même passés »; depuis le début de l’épidémie et jusqu’à aujourd’hui d’un seul et unique « centre de dépistage, l’IPA » en l’occurrence; « à cinq centres » qui ont nouvellement émergés. 

Le processus d’élargissement, de ces « structures de dépistage », continuera son avancement au gré d’une fourniture de kits opérant graduellement. Pour l’heure, l’Algérie compte dans son stock une quantité de kits de dépistage du Coronavirus approximative au chiffre de 400.000, sachant que « les centres de dépistage effectuent 2 000 tests par jour »; indique Lotfi Benbahmed. 

On pourra affirmer que nous avons dépassé « le pic de l’épidémie » dès qu’on aura une baisse des patients réanimés en comparaison « avec la veille ou l’avant-veille»; précise-t-il, et cela peut importe le bilan des cas confirmés et celui des décès, car « la statistique la plus pertinente pour tous les experts » ne prend appui sur rien d’autre que « le nombre des malades admis en réanimation ».

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