Algérie : demande d’allongement du congé maternité à 6 mois

Algérie – Farida Ghamra, députée du Mouvement de la société pour la paix (MSP), sollicite le gouvernement à prolonger le congé maternité, dont la période s’élève actuellement à quatre-vingt-dix-huit (98) jours, pour atteindre six (6) mois. Les lignes qui suivent vous dévoilent le reste des détails relatifs à ce sujet. 

En Algérie, comme partout dans le monde, les femmes salariées, quelle que soit leur ancienneté professionnelle, bénéficient d’un congé maternité. Une période pendant laquelle leur contrat de travail est suspendu. Mais au cours de cette dernière, toute employée algérienne peut jouir, dans les conditions fixées par le régime de sécurité sociale, d’indemnités journalières. Elles sont versées par la CNAS. 

Pour les concernées, la rengaine est toujours la même : la prise en charge financière est convenable, or, pas la durée du congé ! Elles sont en effet nombreuses, si ce n’est toutes, à juger les 98 jours, fixés par la législation et la réglementation en vigueur, « insuffisants ». D’où la raison pour laquelle de plus en plus d’employées font donc recours aux arrêts maladies. Et ce, tout de suite après l’achèvement de leur repos légal obligatoire. 

Clairvoyante des préoccupations de ces mamans travailleuses, Farida Ghamra a récemment décidé de prendre les devants. Elle a ainsi interpellé le gouvernement. Cela via une lettre de réclamation collective. Le quotidien généraliste arabophone Echorouk l’a reprise dans son édition d’hier. Nous vous dévoilons l’ensemble de ses grandes lignes ce dimanche 06 mars 2022. 

Maternité en Algérie : vers une réévaluation de la période du congé ?

Dans sa missive, la parlementaire propose, dans un premier temps, la modification au texte de la loi n° 11-83 du 2 juillet. Celle relative aux accidents de travail et aux assurances sociales. Elle recommande de ce fait la rémunération des bénéficiaires de congé maternité tout au long de la période d’indemnisation. « Soit 24 semaines de convalescence, à défaut de 14 ». Il s’agit là de ce que revendique en outre la représentante du MPS. 

Farida Ghamra et les signataires de la lettre en question préconisent par ailleurs d’avancer une partie du congé maternité d’« au moins 6 semaines ». Celles précédant donc l’accouchement. « Une telle mesure sera nécessaire pour favoriser le bon déroulement du travail et de l’accouchement ». C’est ce qu’on peut encore lire. Pour faire valoir leurs revendications, ces derniers ont sorti l’artillerie des arguments. 

Selon ces élus de l’APN, une éventuelle prolongation du congé maternité ne jouera pas en la faveur des salariées uniquement. Elle permettra, soulignent-ils, au Trésor public d’économiser plus. « Plus la période est prolongée, plus les femmes allaitent et moins l’État couvrira le lait maternisé ainsi que les préparations de suite ». Il est ici toujours question de ce qui ressort de la même correspondance. 

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