Économie

Algérie : Quelles ressources financières pour contrer la crise économique ?

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Algérie – A l’instar des États qui s’empressent à mobiliser des ressources financières non négligeables, afin de permettre à leurs économies de souffler un peu, sous l’emprise des pressions exercées sur elles par la pandémie, l’Algérie doit trouver les moyens financiers adéquats pour parer à la situation d’urgence.

La baisse de la fiscalité pétrolière en comparaison avec l’année 2019, dépassera largement les 19%, car ce chiffre a été prévu par la Loi de Finances 2020, avec un prix de référence de 50$ le baril.

Le brut, étant violemment affecté par la crise sanitaire relative à la pandémie du Coronavirus, et par les bouleversements que connaît de ce fait l’activité économique mondiale, est loin de pouvoir atteindre le seuil fixé, explique l’ancien PDG de Sonatrach et expert pétrolier, Abdelmadjid Attar, dans un entretien accordé au quotidien national El Watan dans son édition du 21 mars.

De différents pays dans le monde, n’ont pas tardé à mobiliser des sommes, souvent égales à des centaines de milliards de dollars, en vue de renforcer leur immunité économique dans le but d’amortir le choc au maximum, souligne l’expert. L’Algérie n’est pas de reste. Notre économie a aussi besoin, plus que beaucoup d’autres même, d’être soutenue pour ne pas s’enfoncer davantage dans les décombres du cataclysme dans lesquels elle est déjà partiellement plongée.

Afin de répondre à la situation de détresse, sauvegarder les besoins de base et protéger l’emploi ainsi que la production nationale, une Loi de Finances complémentaire est nécessaire, mais insuffisante. Attar met donc l’accent sur l’obligation d’engager des réformes profondes à tous les niveaux, tout en mettant à l’œuvre au plus vite de nouvelles ressources financières.

A la tête de ces ressources, les réserves de change

A la lumière donc de l’évolution imprévisible de la pandémie du Coronavirus sur la durée, l’incertitude plane sur le paysage économique mondial et par conséquent sur celui de notre pays. Par contre, ce qui est plutôt certain, selon Attar, ce sont les prix du pétrole, seule source de revenus en devises pour l’Algérie qui demeureront bas pendant toute l’année en cours.

Dans une optique de couverture du vide laissé par les ressources financières que les hydrocarbures et la fiscalité ordinaire ne sont plus en mesure de générer cette année, et probablement aussi l’année prochaine, le recours aux réserves de change ainsi qu’à l’endettement extérieur et à la dévaluation du dinar, semble indispensable.

Rappelons par ailleurs l’avis du professeur et analyste en économie, Mohamed Cherif, qui, dans un entretien accordé au même média, a déclaré que les réserves de change serviront de rempart face à cette crise sanitaire, aux graves portées notamment économiques et que l’Algérie affronte dans le plus grand dénuement.

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